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A
cause du réchauffement de la planète, la fonte des glaces a submergé une
grande partie du continent. La limitation des ressources naturelles et le
contrôle sévère des naissances a introduit, au sein de la population, des
"mécas", ces êtres mécaniques extrêmement sophistiqués,
assurant les tâches domestiques les plus diverses : jardinier, nurse
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Mais
pour les dirigeants de la firme Cybertronics, ça n’est pas assez. C’est
ainsi qu’en l’espace de 20 mois est créé David (Haley Joel Osment),
un enfant-robot de 11 ans capable d’aimer ses parents adoptifs.
Les
premiers à bénéficier de cette expérimentation sont Henry (Sam
Robarts) et Monica (Frances O’Conor),
parents de Martin, cryogénisé à la suite d’une grave maladie.
Surmontant sa répulsion première, Monica se laisse attendrir par David.
Tout est pour le mieux jusqu’à la guérison miracle de Martin et son
retour à la maison. Jaloux de son frère méca, ce dernier le pousse à
commettre des méfaits qui inciteront leur mère à abandonner son
enfant-robot au cœur de la forêt. Ainsi commencera l’épopée de
David, accompagné de son cyber-nounours Teddy et de gigolo Joe (Jude Law), afin de retrouver la seul personne ayant une importance
à ses yeux : sa maman qu’il aime tant. |
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Au
milieu des années 90, le projet avait d’ailleurs reçu le feu vert de
la Warner. Kubrick avait
alors fait construire un enfant robot, principalement pour des question de
réglementation sur la travail des enfants et pour contrôler parfaitement
le look de son héros pendant la longue durée de tournage. Le résultat n’étant
pas probant, Kubrick décide d’attendre et de voir ce que va donner l’évolution
des images de synthèse. C’est à cette époque qu’il parle à
Steven
Spielberg de A.I. pour
la première fois. Ce dernier lui réplique immédiatement :
« C’est sans doute la meilleure histoire que tu raconteras
jamais ». Conscient de ses propres limites, Kubrick lui offre ainsi
le projet.
Lors
de la projection de A.I., on sait indéniablement qu’il s’agit d’un opus à la
Spielberg. Cependant, sans être forcement connaisseur de l’œuvre de
Kubrick, on pense reconnaître là sa préoccupation quant à ce qui se
passera dans le futur. On s’attend à voir du Spielberg à la sauce
Kubrick ou inversement. Mais il y a un véritable équilibre dans ce film
qui le rend tout à fait étonnant. En respectant l’univers et la
problématique kubricienne, Steven Spielberg rend un ultime hommage au
réalisateur.
Certes
un peu long (2h26), A.I. nous emporte néanmoins dans un univers futuriste, aux
sentiments exaltés. Dans le rôle de David,
Haley
Joel Osment nous montre une nouvelle fois la dimension de son
immense talent. Il portait déjà Le 6e sens sur ses
épaules, il récidive ici dans une interprétation à couper le souffle.
Pour les âmes sensibles comme la mienne, on passe les 20 dernières minutes
du film à pleurer.
A.I.
n’aurait peut-être été pas le chef-d’œuvre de Kubrick et ne
sera peut-être pas celui de Spielberg mais cela reste un film absolument
magnifique et bouleversant qu’il est totalement impensable de rater.
A.I. sort le 26 octobre
dans les salles. Pour en savoir plus : www.ai-lefilm.com.
Céline
Berger |
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A.I.
Artificial Intelligence, 2001, de Steven Spielberg
Production : Amblin Entertainment, Stanley Kubrick
Producteurs exécutifs : Jan Harlan et Walter F. Parkes
Scénario : Steven Spielberg, d'après la nouvelle de Brian
Aldiss
avec : Haley Joel Osment (David Swinton), Jude Law (Gigolo
Joe), Frances O'Connor (Monica Swinton), Sam Robards (Henry Swinton), Jake
Thomas (Martin Swinton), Brendan Gleeson (Lord Johnson-Johnson), William
Hurt (Professeur Hobby), Jack Angel (voix de Teddy), Daveigh Chase, Ben
Kingsley (narrateur |
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Haley
Joel Osment
Steven
Spielberg
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