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OGONEK & COOH
Electro meeting...
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Aujourd'hui, quels sont vos ambitions ?
O: Faire tout ce qui est lié à la musique D'n'B, électronique et
live, mais évidement, avant tout de pouvoir la produire et la promouvoir.
C: On se concentre, maintenant, plus sur la création musicale. On a
arrêté d'organiser des soirées pour quelque temps. Même si, du
fait de l'intérêt que l'on suscite, on continu à recevoir de nombreuses invitations
à jouer un peu partout en Bulgarie. J'ai publié 10 vinyles au
cours de l'année passée, dont la moitié pour des labels
différente comme : TOV, GAIN, Bass Rejects. Et ça me
donne la pèche ! J'ai encore plus de
travail et plus de labels intéressés à mes mélodies ! Je
vais bientôt publier 6 albums pour plusieurs labels comme G2,
Evol Intent, TOV and Bass Rejects ; et encore un album de
remix des meilleurs musiciens bulgares de jazz et
de folk. Celui-là, va sortir bientôt pour une label bulgare qui
s'appelle Kuker Music !
Comment est la scène D'n'B en
Bulgarie ?
C: Sofia est l'endroit de grands événements D'n'B. Nous
avons des fans d'autres villes qui viennent jusqu'à Sofia
pour venir à nos soirées. Et je m'en réjouis, parce qu'ils sont le vrai sang qui va élargir et renforcer
cette scène musicale.
O: Notre crew est en train de promouvoir le D'n'B dans d'autres
villes, donc ça va s'agrandir…
Quant à l'industrie musicale de votre pays, qu'est-ce que
vous pouvez nous dire ? Y a-t-il des éditeurs ? Des centres de
pressages ? Y a-t-il beaucoup de concerts et de soirée ? La
radio a-t-elle un rôle promotionnel ?
O: L'industrie musicale en Bulgarie est assez déplorable. Il n'y pas
d'espace pour la D'n'B, vu que la plupart de gens s'intéressent
avant tout à la musique pop-folk ou tsigane. De plus, l'une des usines
de pressage les plus importantes a fermée. De fait, c'est c'est vraiment
devenu très difficile de trouver des vinyles. D'ailleurs, les DJs préfèrent
acheter sur Internet. Alors on ne peut pas dire qu'il y ai un
avnir pour l'industrie de vinyles chez nous.
En ce qui concerne les stations radio, aucune ne diffuse exclusivement
de la
D'n'B en Bulgarie. On n'en trouve que sur Internet. Il y a
une station FM qui s'appelle Nova qui parfois diffuse un peu de
D'n'B.
Alors, on s'auto produit : on a fait 200 CD à
la maison qu'on a distribués à nos amis. Mais notre label HMSU va bientôt naître
!…
C: L'industrie musicale bulgare produit surtout de la musique
pitoyables.
Toutes les émissions télé sont bourrées des pop stars de merde
et de rock bands stupides. Heureusement il y a encore quelques
show télé dédiés à la culture urbaine où l'on peut jouer notre
musique live. On a peu d'usines de pressage ou d'éditeurs chez nous,
et encore. C'est surtout pour les DJs de musique commerciale.
Aucune chance d'y trouver des mélodies D'n'B heavy ou de la
musique expérimentale.
Quant aux soirées à Sofia, jusqu'il y a peu de temps, il n'y en
avait
pas beaucoup. Mais on a un tout
nouveau centre avec deux scènes, qui pourrait s'agrandir
prochainement. En fait, jusqu'à présent, nos fêtes les plus
importantes, on les
a fait dans des centres sportifs .
Quel genre de divertissement apprécie la jeunesse de Sofia, en
dehors des soirées ?
O: On aime tout ce que l'on peut définir par art. Aussi
bien des films
documentaires, des performances.. en fait beaucoup de choses
bizarres…
C: Les jeunes sont se passionnent de plus en plus aux
formes artistiques qui nous arrivent de l'extérieur : les graffiti,
par exemple et il, de fait, y a beaucoup
de graffeurs très doués chez nous.
Quelle est votre sentiment par rapport au futur de la musique
électronique, et de la D'n'B notamment ?
O: Depuis quelques années, il y a de plus en
plus de producteurs
de D'n'B, ça s'est développé comme une épidémie ! Et je crois qu'elle
va continuer à se répandre. Chacun trouvera son propre style ; les
sound system resteront alternatif ! On va se plonger au fond de la "
vibe ". Respect pour tous
les contaminés !
C: Je pense que l'on va avoir de plus en plus de DJs, de
producteurs, de promoteurs et de soirées, bien sûr. C'est pour ça
que je suis sûr que, à l'avenir, on pourra assister à des
changements et on pourra écouter des styles et des sons
nouveaux, grâce aux gens qui vont entrer à faire partie de cette
vague. Le D'n'B absorbera
des influences soit de la musique techno soit des styles
expérimentales et elle deviendra de plus en plus numérique !
Qu'est-ce qui représente pour vous l'intégration de la
Bulgarie à l'Union
Européenne ?
O: D'un côté, je pense qu'une grande partie de la scène underground
risque de disparaître, car elle sera plus contrôlés… Ça va
aussi entraîner une invasion de ces foutus supermarchés bourrés de
fruit et des légumes, de nourriture, en général, de mauvaise
qualité… Les prix vont sûrement augmenter. Aujourd'hui un café
est 10 centimes, une bière 40, on va voir combien ils vont
coûter dans un an… De l'autre côté, les standards vont montés et
les exigences augmenter. Il y aura sans doute plus d'événements culturels et ça devrait
être d'inviter plus facilement d'inviter des artistes étrangers à jouer du
D'n'B ici.
C: On ne peut pas rater ce changement, donc il faut essayer d'en
tirer le plus de bénéfices possible. Je sais que ça va être
difficile pour la Bulgarie de rejoindre le niveau du reste de l'Union. Les gens ne
l'aiment pas pour cette raison, mais tout le monde espère que ça
va améliorer notre vie. Pour les jeunes, c'est une bonne occasion
parce qu'ils pourront voyager et découvrir les cultures des autres
pays européens. J'espère que ceux qui font de l'art, pourront se réaliser complètement chez nous,
parce qu'aujourd'hui on pense plutôt que c'est mieux d'aller à l'étranger
pour avoir du succès. Alors, j'espère que ceux qui s'intéressent à ce que l'on fait ici,
seront plus nombreux.
Nous ne
voulons pas devenir commerciaux, nous voulons gagner juste ce
qu'il nous faut pour vivre de notre musique (sans besoin de
faire des boulots chiants).
Propos recueillis par Elo B
Traduit de l'anglais par Laura
Bortoluzzi
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