|
BLACK PANTHER
PARTY FOR SELF-DEFENSE
B.A.N.K GALERIE
42, rue Volta -75003 Paris
jusqu'au 27 mai 2006 |
 |
La B.A.N.K galerie traite d'un événement
historique qui a fait beaucoup de bruit à son époque et que l'on ne
connaît pas assez. Le parti des Black Panther (Black Panther Party ou
Black Panther Party for Self-Defense) naquit juste après la mort de J.F
Kennedy et du leader Malcom X. Soucieux de défendre la cause des Noirs
et d'être aussi respecté que le peuple blanc, il réunit de nombreux
adhérents.
Une page se tourne. Flashback
Cela fait quarante ans que fut créé un des
partis les plus subversifs des Etats-Unis. Organisation nationaliste et
révolutionnaire, elle avait à sa tête deux leaders : Huey P. Newton et
Bobby Seale.
Fervents lecteurs du Petit Livre Rouge de Mao, marxistes radicaux, avec
leur force de dissuasion, ils permirent au parti de connaître une
renommée internationale.
Le racisme fortement marqué à cette époque poussa ce parti à élaborer un
programme visant à l'autonomie du peuple noir américain.
Les photographies (certaines sont de William Klein) mises en exergue par
la galerie sont sublimes d'authenticité. Leaders, compatriotes défilant
et vêtus de la tenue réglementaire, ont été pris sur le vif par
l'objectif.
Tel un reportage, ses images d'archives sont une source indéniable pour
la connaissance du parti.
Les armes, les enfants qui montrent le poing, les regards de colère et
désireux de pouvoir, reflètent la volonté d'une communauté qui renonce à
la perte de ses droits civiques.
L'image qui marque est celle de cette vieille femme chaussée par un des
militaires, figure sans défense et affaiblie, elle semble reprendre du
courage auprès de cet homme fort et puissant.
Cette photographie emblématique prouve bien une chose : l'entraide
mutuelle des Noirs à cette époque grâce à cette organisation.En effet,
des services gratuits furent offerts : des cliniques, des vêtements et
de la distribution de nourriture. Une propagande anti-drogue a été aussi
mise en place.
Mais, il ne faut pas croire que tout fut si simple. Le climat devint
vite sanguinolent, la seconde partie de l'exposition vous conduit aux
recommandations de Hoover et à ses menaces.
Placardées les unes sur les autres sur plusieurs pans de mur, les
investigations du F.B.I, retracent les écoutes téléphoniques, les
traques incessantes pour démolir tous les membres.
La vidéo de Mounir Fatmi forme un patchwork d'images d'actualité assez
traumatisante où la caméra chavire de temps à autre comme un contrepoint
fort.
Sur un mur, est tracée au crayon avec une écriture fragile la
chronologie de l'époque. Un bref rappel, tout simplement, pour ne pas
oublier que la lutte se poursuivait déjà, quelques années auparavant.
|
Bref rappel :
Le Ten Point Plan du Black Panther Party:
Les dix points:
1. Nous voulons la liberté. Nous voulons le pouvoir de déterminer le
destin de notre Communauté Noire.
2. Nous voulons le plein emploi pour notre peuple.
3. Nous voulons la fin du vol de notre Communauté Noire par l'homme
blanc.
4. Nous voulons des habitations décentes, propres à l'hébergement de
personnes.
5. Nous voulons une éducation pour notre peuple qui expose la véritable
nature de cette société Américaine décadente. Nous voulons une éducation
qui nous enseigne notre véritable histoire et notre rôle dans la société
d'aujourd'hui.
6. Nous voulons que tous les hommes noirs soient exemptés du service
militaire.
7. Nous voulons la fin immédiate de la brutalité policière et du meurtre
des personnes noires.
8. Nous voulons la liberté pour tous les hommes noirs détenus dans des
prisons municipales, de comtés, d'état et fédérales.
9. Nous voulons que toutes les personnes noires amenées en cour soient
jugées par leurs pairs ou par des personnes de leurs communautés noires
tel que défini dans la Constitution des États-Unis.
10. Nous voulons des terres, du pain, des logements, de l'éducation, des
vêtements, la justice et la paix. |
|
|
|