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Flash de rayons lasers qui découvrent l'obscur dans les mailles d'une exécution magistrale. L'abstraction se noie dans le luminaire des sillons sonores. Cette avalanche de sondes acoustiques perfuse des coups d'adrénaline et des ellipses boréales.

Edwin Van der Heide, « Version performative », LSP (Laser Sound Performances), durée 15 minutes, samedi 1 à 19h30 et dimanche 2 avril à 20h45, dans la cadre du Focus Néerlandais du Festival Exit, MAC Créteil.


Dans une jauge dénoyautée, une projection laser diffuse les jeux de lignes et de courbes sous le rythme enivrant de ces spirales et de ces chorégraphiques visuelles. Le ruban d'une danse " laser " fore le planisphère de l'écran. Les boucles hélicoïdales vrillent l'assourdissement vibratile d'une composition électrique. Certains grands enfants s'amusent à toucher ou à saisir les faisceaux rouges, verts, blancs et bleus. Le motif délicat vrombit le décollage du cap visuel. La progression d'un mobile appelé " son " catapulte les lumières sidérales devant les yeux et les oreilles époustouflés par ces déferlantes combinatoires insomniaques. Des deux coins de la salle, les installations fusent le survol du parterre médusé. Les fumigènes se déchargent pour capter les phases projectives.

Comment un tel prodige visuel d'anneaux et de cerceaux lunaires peut s'ébattre dans des trajectoires survoltées ? Flash de rayons qui découvrent l'obscur dans les mailles d'une exécution magistrale. L'abstraction se noie dans le luminaire des sillons sonores. Sous la voûte des salamandres et des carpes, le filage des traits continus inonde les friches de la vacuité obscure. Les spectateurs s'asseyent en tailleur, d'autres visualisent debout la puissance programmatique du lasso numérique. On peut que féliciter cette exceptionnelle visualité de l'imaginaire formelle. Les structures arrondies comme des cercles dépiautés courbent et déroulent l'extension angulaire du pli détaillée sans fin. Le plus magistrale, c'est qu'une même source crée l'image et le son en temps réel. Le travail de Van der Heide se caractérise sur l'exploration du matériel pour développer des qualités vibratoires. Le terreau artistique de cet " inventeur-artiste " puise sa principale inspiration dans la musique électronique. Tel un Ryoji Ikeda ou le groupe électro-expérimental Autechre, mais avec des constellations figurales. Cette avalanche de sondes acoustiques perfuse des coups d'adrénaline et des ellipses boréales. Fascination et expectative pulsionnelle garanties. Van der Heide, un nom à retenir.

Dimitri Jageneau
mars 2006

 

Diaporama :

 

Festival international exit  - jusqu'au 2 avril 2006
Maison des Arts de Créteil - Place Salvador Allende
Téléphone : 01 45 13 19 19 - Fax : 01 43 99 48 08
Contact :contact@maccreteil.com

Notre article sur le Festival International EXIT

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