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FIAC 2001
bilan

La FIAC fait figure de rendez-vous incontournable de la création artistique contemporaine à Paris. Elle a su se renouveler cette année tout en maintenant son exigence de qualité quant aux galeries –et donc aux artistes- sélectionnés, offrant aux visiteurs un riche panorama de l’art contemporain dans le monde.
Voici donc un petit bilan de l’édition 2001…

David Mach Close to the bone 1998 Courtesy Galerie Jérôme de Noirmont photo David Mach

La FIAC s’est déroulée cette année sous une forme que l’on peut considérer comme très satisfaisante.

L’an passé, le thème imposé des « 200 One Man Shows » avait suscité de vives réactions de la part de certains marchands et de nombreux débats. Cette fois, le comité de sélection de la FIAC a mis en place une formule plus souple, plus conciliante, laissant aux galeries le choix entre « one man show » et « group show ».

Il en résulte une unité moins grande par certains aspects (la formule de l’an passé permettait aux visiteurs de découvrir chaque artiste d’une manière plus approfondie), mais globalement, on peut dire que même les galeristes ayant opté pour le « group show » se sont efforcés de créer une unité au sein de leur stand : ainsi, on retiendra en particulier le stand de la galerie Jérôme de Noirmont, entièrement dédié au thème du « Mémento Mori », mais aussi celui de la Galerie de France consacré au dessin et l’avant-garde chinoise chez Chinese Contemporary.

Parmi les One Man Shows particulièrement remarqués, on aura noté, entre autres, Richard Misrach exposé par la galerie Hue-Williams de Londres, Philippe Cognée chez Alice Pauli (Lausanne), Oleg Kulik et Pierrick Sorin chez Rabouan-Moussion, Joseph Beuys à la Galerie Tendances, et enfin Philippe Favier chez Guy Bärtschi.

D’autres subdivisions ont été maintenues au sein de la FIAC, au-delà de l’alternative entre « group » et « one man show » : Perspectives est un secteur soutenu pour la seconde année par la société Ricard, qui concerne 14 jeunes galeries exposant l’art le plus actuel, tandis que le secteur Editions a concerné cette année dix stands proposant multiples, gravures, lithographies…

La grande nouveauté de cette année a résidé dans la création de l’espace « Vidéo Cube », entièrement consacré à l’art vidéo. On a pu ainsi découvrir dans de bonnes conditions de présentation les œuvres de Anri Sala, Véronique Boudier, Roderick Buchanan, Isabelle Lévénez... soit un total de huit bandes.

On a pu voir cependant certaines réticences s’exprimer quant à la pertinence d’un tel espace : Geneviève Beerette du Monde trouvait par exemple étrange le fait d’avoir demandé « à un comité de professionnels de sélectionner les propositions des galeries et de faire payer les stands du Cube par les galeristes dont les artistes ont été retenus, et qui ont par ailleurs un stand », ces remarques étant effectivement légitimes. On s’est plaint également du nombre d’œuvres sélectionnées, très faible au regard de l’abondance de la production vidéo actuelle.

Enfin, la FIAC nous a tout de même fourni cette année un panorama extrêmement riche de la création contemporaine, riche en artistes reconnus ou à découvrir.

Il en est ainsi des photographies de Cindy Sherman à la galerie Metro Pictures, de Jean-Marc Bustamante chez Obadia, de Nan Goldin chez Yvon Lambert et Jay Jopling ou encore de Sugimoto chez Rodolphe Janssen.

En matière de peinture, les œuvres de Philippe Cognée, Thomas Sanchez, mais aussi Gérard Garouste ont connu un certain succès, tout comme de grands noms historiques tels Picasso, Dubuffet, Matisse, Miro ou Léger.

Ces grands artistes historiques ont côtoyé la jeune création représentée entre autres par Pierre Ardouvin et Philippe Ramette.

La création contemporaine asiatique et latino-américaine fut assez bien représentée, illustrant la vocation internationale de la FIAC.

 

C’est donc à la fois la variété des artistes et des techniques présentées qui constituent l’intérêt de la FIAC en général, mais aussi cette capacité qu’elle a à sélectionner chaque année des galeries de qualité capables par là-même de créer des expositions d’une assez grande unité.

Florence Cheval

Notre compte rendu de la FIAC en 2002


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