Une exposition de 44 photos prises dans
23 quartiers de Tokyo par Ken-Ichiro Suzuki pour découvrir cette
ville au travers d'un prisme. Loin des images préconçue et des
clichés, il nous montre un "anywere", comme un lieu commun
semblable à
n'importe quel autre ailleurs...
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NOWHERE IN TOKYO
l'autre ville (de Tokyo)
Exposition au musée Juan Barjola jusqu'au 16/7
C/Trinidad, 17. Gijón, Espagne
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Pas de gratte-ciels
sophistiqués, pas d'urbanisme futuriste, pas de marée humaine dans
les rues remplies de panneaux lumineux... tout ça appartient à un
autre Tokyo. Suzuki nous construit ici - il est architecte - une
ville sur mesure. A l'aide d'une camera analogique 4 x 5 il aime
choisir des endroits "ordinaires", semblables - mais particulier
- à d'autres
"ailleurs" : ruelles étroites, vieilles maisons ou entrepôts aux
portes rouillées, délabrées...
Quelque principes pratiques donnés par Ken-Ichiro Suzuki, pour la
construction d'une ville "anywhere" dans la ville :
1. Recréer un espace familial particulier par son angle de prise
de vue.
2. Percevoir la ville en se mettant à la place d'un étranger.
3. Se répéter et s'imiter constamment.
4. Agir comme un filtre déformant.
5. Former un prisme homogène par la succession des images.
Pour ce jeune architecte et photographe, né à Kamamura en 1972,
résidant, un temps à New York, l'essence d'une ville réside dans sa
diversité. Mais ce qu'on découvre et ce qui agit à Tokyo c'est ce qu'il
appelle une patternized diversity, c'est-à-dire, une
diversité réglée. C'est cette constatation qui l'a conduit à
réaliser cette série, Nowhere in Tokyo, élaborée sur
plusieurs années. A l'aide d'une camera analogique - pour ressentir
physiquement, on pourrait dire "mécaniquement", la répétition des
prises de vues - il marque, d'une même tension, chaque nouvel apport à
la / sa ville.
Son travail ne cherche donc pas une contradiction ou opposition entre une réalité et une autre bien
hypothétique de la même métropole. Seule une vision, opposée, certes,
à celle qu'on a assimilée au préalable dans notre tête, imposée,
inoculée subrepticement dans le cerveau. Laquelle est, donc, plus
réelle?
Dans la langue japonaise le mot "urbanisme" n'existe pas car le
concept, est une adquisition récente. Les espaces sont disposés en
parcelles irrégulières suivant quelques normatives.
Le résultat est un ensemble assez caotique, mais adapté à l'environement
d'une manière fortuite, "Arare"(casuel) en japonais.
L'exposition est disposé un peu de cette forme, sans signaletique,
sans codes, très peu de texto, en libre interpretation, laissant la
possibilité de choisir par où commencer, suggérant les lieux
posibles de flanêrie, offrant les pièces très similaires d'un drôle
de puzzle.
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Ken-Ichiro Suzuki obtient sa licence
d'architecture en 1998, à l'université de Kyoto. Son travail
d'investigation a comme titre L'allégorie comme
Imagination Architecturale : à travers de Benjamin et
Piranesi. Après son travail en free-lance, il commence à
photographier la série "nowhere in..." en 2002,
matérialisation de l'intérêt qu'il a pour l'espace et la
représentation. Actuellement, il travaille pour Kohn
Pedersen Fox Associates à New York et prépare une prochaine
exposition sur cette ville. |
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