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Il est des icônes emblématiques de l’art que l’on aime à
revisiter régulièrement. Et assurément, les graphes urbains de Miss
Tic en sont de celles-là. Palissades, portails, murs abandonnés,
affiches lacérées mais aussi toiles, estampes, dessins
préparatoires, il est peu de surface qui ai échappé aux pochoirs de
notre amoureuse des murs murs. Silhouettes féminines en ombres
chinoises, douces provocatrices aux maux, bombés en noir et rouge, à
la poésie ornithophilologique (le langage des oiseaux
autrement dit les jeux de mots), Miss Tic apporte un lyrisme heureux
(et féministes) à un environnement urbain trop souvent massacré par
des apprentis grapheurs à la fronde sans grande imagination.
C’est en 1985 que la belle de Belleville ou Reine des faubourgs,
plasticienne et poétesse, a commencé son parcours subversif. Il est
indéniable que son travail appartient à la mouvance new-yorkaise du
Graffiti art, né à la fin des années 70, source à laquelle puiserons
nombre d’artistes du courant Hip Hop. Cette culture, arrivée en
France au début des années 80, à donnée lieu, avec la naissance à la
Figuration libre, à une double exposition consacré à ces deux
mouvements.
Depuis, son besoin de s’étiqueter (au sens premier), l’a conduite à
troquer progressivement les structures urbaines plus ou moins
abandonnées pour le monde des galeries, en s’enrichissant avec de
nouveaux supports : acryliques sur papiers, toiles sur châssis,
pochoirs sur affiches, journaux et objet improbables.
C’est avec un plaisir non dissimulé que l’équipe d’Envie d’Art, nous
propose une rétrospective, baptisée « Je t’aime temps » jusqu’au 15
juin ! Courez-y vite !
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Enviedart.com, créé en juillet 2000,
présente sur Internet et dans son espace d'exposition le
travail de la jeune création contemporaine, 180 artistes
rigoureusement sélectionnés sur dossier et visite d'atelier.
2500 œuvres (peintures, dessins, sculptures, et
photographies) sont aujourd'hui proposées à la vente. |
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