plan du site | forum | information | publicité | web design | annuaire | partenaires | on parle de nouscontact

  @xé libre - Dernier articles mis en ligne

Derniers articles en lignes
   Tribune libre - Obama-Clinton : les clones démocrates - 08/01/2008
   Portofolio - Technoparade 2007, les photos - 23/09/2007
   Films - 4 mois, 3 semaines, 2 jours de Cristian Mungiu. - 28/08/2007
   Films - DELICE PALOMA de Nadir Moknèche - 02/08/2007
   Films - El Camino de San Diego, de Carlos Sorin - 15/06/2007
   Télé / DVD - NETWORK de Sydney Lumet - 12/06/2007
   Télé / DVD - MARTIN SCORSESE, coffret DVD - 12/06/2007

  Rechercher sur @xé libre :

 

   Anna Abe

   Anne Ducruet

   Benoît Izard

   Bernard Goy

   Bruno Schiepan

   Chomo

   Claude Dityvon

   Clyde Chabot

   Duane Michals

   Emila Medkova

   Eve Grozinger

   Fabiola Govare

   Frances dal Chele

   Jean-Michel Basquiat

   Jean-Pierre Cardin

   Jenny Holzer

   Julien Borzykowski

   Liza Cauldwell

   Louis Compagnon

   Miss Van

   Nan Goldin

   Natalia Juskula

   Olivier Coulange

   Pierre Soulages

   Richard Meier, architecte

   Roman Opalka

   Vasile Botnaru

   Vladimir Cruells

   Tous les photographes...

   Toutes nos interviews

 

@xé libre - Dernier articles mis en ligne

     artparis 07 - Abu Dhabi

     Lynch s'expose à Paris

     Les figures d'Eros

     Rencontres Int. Paris/Berlin

     Le Grand Répertoire

     Wim Wenders photographe

     L'Inde dans tous les sens

     La force de l´art

     Francis Gazeau

     Mathieu à Versailles

     Fémin´art - 1ere station

     Voyage(s) en utopie de Godard

     Almadóvar Exhibition

    Toutes les expos

 

   Festival EXIT 2006

   Le Mac Val

   Arts contemporains Africa unite

   Duel photographique

   Réseaux & femmes photographes

   Femmes, le pouvoir impossible

   Le Béton à Paris

   Decoï, architectes

   Mostar 2002

   Tuner Prize 2001

   Lost&Found / FAT FAO muf

   FIAC 2002, bilan

   FIAC 2001, bilan

   War(t)-Art

   Patrimoine sans frontières

   Lumen

   Electrons libres

   L'anneau webART

 

   Brassaï, Paris de nuit

   Villes contemporaines

   Amédée Ozenfant par F.Ducros

   Lucien Dällenbach

   M.W.

   Art at the turn of...

   Penser l'Art à l'école

   Art, l'âge contemporain

  Art at the turn of...

  + Tous les livres d'art

 

print

Imprimer     Agrandir


     Martin Creed et Madonna lors de la remise du Turner Prize

 

Martin Creed

Turner Prize 

Le prix de l'année 2001

Le Turner Prize se déroule chaque année en Angleterre depuis 1984 ; c’est l’une des récompenses les plus célèbres accordée aux artistes contemporains britanniques. 
Ce prix est depuis toujours extrêmement controversé, puisqu’il s’intéresse bien plus aux formes avant-gardistes de l’art contemporain qu’à ses manifestations plus conventionnelles.

 
L

a Tate Britain s’engage à exposer chaque année les artistes nominés ; il s’agit cette fois de Richard Billingham, Martin Creed, Isaac Julien et Mike Nelson.
La cérémonie d’attribution du prix s’est déroulée le 9 décembre dernier et a été retransmise en direct sur Channel 4, sponsor de l’événement. C’est la sulfureuse Madonna qui a eu l’honneur d’annoncer le lauréat – sa présence ajoutant encore à l’aspect polémique de ce prix, d’autant plus qu’elle a eu le temps de déclarer (en anglais dans le texte) : « A une époque où le politiquement correct est surévalué par rapport à l’honnêteté, je voudrais juste dire : Right on motherfucker ! ». Channel 4 n’a pas eu le temps, à son grand regret sans doute, de censurer la phrase…

Quoiqu’il en soit, le Turner Prize a été décerné à Martin Creed, dont l’œuvre exposée à la Tate Britain a déjà fait couler beaucoup d’encre. Il s’agit d’une salle complètement vide, où seule la lumière s’allume et s’éteint toutes les trente secondes, intitulée « The Lights Going On and Off ». C’est donc une œuvre qui ne pouvait que déconcerter le public mais aussi parfois les observateurs les plus avertis. Martin Creed s’est contenté d’un « Thanks very much » lors de la cérémonie, réponse minimaliste correspondant à une œuvre qui l’est au moins autant.

L’artiste est connu pour avoir auparavant exposé des boules de pâte adhésive collée aux murs, mais aussi des fragments de papiers chiffonnés. Issu de la tradition de l’art minimal et conceptuel, il travaille également avec des phrases présentées sous la forme de néons et accrochées sur certains bâtiments : ce fut le cas en 2000 sur le devant de la Tate Britain, où l’on pouvait lire « The whole world + the work = the whole world ». Cette assomption résume bien la position de l’artiste, qui réduit la valeur de l’œuvre à néant.

De ce point-de-vue, il est logique que Martin Creed choisisse d’examiner le monde tel qu’il est plutôt que de le recréer ou de tenter d’en créer un nouveau. Cet antimatérialisme rejoint bien sûr la position de l’art conceptuel qui est la sienne, selon laquelle l’idée est plus importante que l’objet créé. Il nous renvoie à la « Fontaine » de Duchamp, où le concept dépasse le faire.
Martin Creed n’aime pas devoir expliquer son travail, croyant au pouvoir du mystère, ce qui augmente l’aspect troublant, voire dérangeant de son œuvre aux yeux de certains.

Martin Creed "Work No. 127, Lights going on and off", electrical time switch 30 seconds on 30 seconds off edition of two 1995  Martin Creed Courtesy of Cabinet Martin Creed, "The whole world + the work= the whole world" 2000 Tate Britain

Martin Creed est conscient du fait que la première idée pouvant venir à l’esprit du spectateur est « N’importe qui peut le faire ». Et c’est justement cela que beaucoup lui reprochent, oubliant que l’époque du travail bien fait, de l’artisan génial, est révolue depuis belle lurette. 
Ainsi, des « Stuckists » ont manifesté lors de la cérémonie contre le fait que les peintres soient exclus du Turner Prize, affirmant dans leur manifeste que « le seul artiste qui ne court pas le risque de remporter le Turner Prize est Turner » et proposant que « le Turner Prize soit renommé Prix Duchamp pour la destruction de l’intégrité artistique ». Une artiste qui rejetait l’œuvre de Martin Creed est allée voir l’œuvre à la Tate Britain pour y lancer des œufs. Un site internet est apparu (plein d’humour cette fois-ci) pour proposer aux internautes de créer eux-même leurs œuvres « à la Martin Creed » grâce au « Creedalizer »
(www.informationwantstobefree.com/creedalizer/). 

Le débat en cours au sujet de l’œuvre de Martin Creed renvoie à un débat plus général, à savoir celui qui déchire depuis des années le milieu de l’art contemporain et crée un fossé entre ses partisans et ses détracteurs. Il est semblable aux controverses qui ont lieu en France (je ne citerais pas de noms puisque les uns et les autres sont bien connus), entre ceux qui aimeraient qu’on leur serve le sens d’une œuvre sur un plateau de préférence figuratif ou réaliste, et les autres. 
Il serait grands temps que ces débats s’amenuisent pour que l’on juge les œuvres avec plus de discernement, en allant au-delà de ces conflits qui réduisent les œuvres à de simples prétextes vis-à-vis du « pour ou contre l’art contemporain ». Et cela passe bien sur par l’ouverture du public à ces formes d’art, certes peu engageantes a priori… l’exposition des nominés du Turner Prize à la Tate Britain a sans doute au moins le mérite d’y avoir contribué.

Florence Cheval

0 commentaire


Inscription à la NewsLetter

Tissons nos liens...

 
FORUM

Tous les autres sujets...

 
 
NEWSLETTER

Votre mail :   

Vos intérêts :  Concerts & soirées  magazine   photos

Vos commentaires

    

   
 

Galeries Photos


Ala Kachuu


Des villes des vies


Paris-Sarajevo


Sayag Jazz Machine

copyright© 1999 - 2006 - @xé libre / JPPA Productions (association loi 1901)

 Bureau : 21 avenue Secrétan - 75019 PARIS