|
La galerie art's factory qui a ouvert ses portes en 1996 se veut une
galerie ouverte aux nouvelles générations d'artistes. Effi Mild et
de Laurent Zorzin, par cette entreprise, leur ont permis l'accès sur
la scène de l'Art et l'opportunité de se faire connaître. Un beau
pari réussi, sachant que la majorité était méconnue des galeries.
Toutes formes d'art sont la bienvenue.
Soutenue par Robert Combas, Hervé di Rosa, et, bien d'autres
artistes, la galerie s'inscrit par sa démarche parmi les lieux
incontournables. Cartes, carnets, B.D, peuvent être feuilletés et
sont en vente. Nos deux directeurs comptent encore bien se démarquer
par la création de leur agence d'illustrateurs nommée : la
Superette.
Quoi qu'il en soit, pour bien terminer leur petite entreprise : ils
se tournent vers Willem.
120 dessins sont exposés et suffisent à faire découvrir ce
dessinateur original aux spectateurs.
Sexe, guerre, scatologies, faits de société, la politique, et
problèmes familiaux…Tous les thèmes sont passés au crible.
Mais qui est donc ce fameux Willem ?
Né en Hollande, le 2 avril 1941, lors de sa fréquentation à l'Ecole
des Beaux-Arts (1962-1967), Bernard Willem Holtrop se joint au
mouvement anarchiste " Provo ".
En 1966, il crée un journal politique " God, Nederland et Oranje ",
où Roland Topor entre autre sera publié.
Lors de son arrivée à Paris, il promet un recueil de bandes
dessinées à un éditeur. C'est alors qu'il se lance dans la presse
actuelle et culturelle et travaille avec Hara-Kiri, puis, Charlie
Hebdo et bien sûr Libération avec qui il collabore actuellement.
A son palmarès, 70 ouvrages environ furent publiés ainsi que de
nombreuses expositions.
Au sein de la galerie, un aperçu de son travail est bien visible.
Tout est relaté. Un humour noir et grinçant. Rien n'est obstrué. Le
problème du dopage chez les cyclistes, la peine de mort, le port du
voile, vu par Willem c'est vraiment déroutant.
Il caricature même les politiciens avec brillo et humour ! Chapeau !
Plus difficiles d'approche, les dessins sexuels voire érotiques…
Non, ils ne sont pas pour les enfants ! Il faut dire que les
personnages esquissés sont assez violents.
Les femmes, quant à elles, sont libertines, aguicheuses et
dangereuses.
Mais cette petite promenade est un régal des yeux car on y retrouve
notre société et ses vices. Attiré davantage par le graphisme, il
marque un point par rapport à ses confrères français. Le vent du
Nord soufflera encore. Willem ose, quant à nous, on dispose !
Juliette Couderc
|