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J'ai perdu un bras au retour de mon dernier voyage. Le bras gauche. J'ai perdu presque un an de ma vie aussi et une bonne part du confort et de la sécurité dont je ne mesurais pas la valeur tant que je les avais. Quand la police l'a relâché, Kevin est venu à l'hôpital et il ne m'a pas quittée pour que je sache que je ne l'avais pas perdu, lui aussi. Mais avant de pouvoir le retrouver, j'avais dû convaincre la police que sa place n'était pas en prison. Il avait fallu du temps. Les officiers de police étaient des ombres qui surgissaient par intermittence à mon chevet pour me poser des questions que j'avais le plus grand mal à comprendre.
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de Sang Octavia Butler |
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HARRYPOTTERMANIA Petit ou grand, moldus* ou sorcières bien aimées, avec ou sans polynectar*, il vous sera difficile de faire l'impasse sur l'évènement. Dans la nuit de mardi 28 au mercredi 29 novembre, à minuit pile, le quatrième tome des aventures de Harry Potter de Joanne K. Rowling, va enfin arriver en france. |
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(*) Moldu : personnage sans pouvoir magique... Polynectar : Potion magique permettant de se transformer en la personne de votre choix |
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Fichtre ! La belle affaire, direz-vous. Ne réalisez-vous pas que ces 656 pages, publiées par Gallimard Jeunesse à 400.000 exemplaires, risquent de provoquer bien des nuits blanches à vos chérubins... Avez-vous déjà oublié le Bilbo, le hobbit de votre enfance ? Mais, à parler franchement, de ces aventures d'un petit apprenti sorcier nommé Harry, ou de l'histoire, bien réelle, de l'auteur, il nous est difficile de savoir où est le véritable conte de fée. Joanne
K. Rowling, jeune galloise de 33 ans, a comme beaucoup
d'autres traversée les affres de la pauvreté, du
chômage et des galères en tout genre. Seule avec sa
petite fille, fraîchement séparée de son mari, il lui
vient un jour l'idée de narrer les aventures d'un petit
sorcier. Après bien des nuits passées dans les pub d'Edimbourg
à écrire, elle fini par accoucher du premier tome.
Chose incroyable, un éditeur américain, puis d'autres
de différents pays - dont la France se l'arrache. Boule
de neige et abracadabra, c'est le jackpot. Quarante
millions d'exemplaires vendu en moins Au moment où l'on parle d'une nouvelle adaptation de Ma Sorcière bien aimée, n'est-ce pas un jolie conte de noël... Marketing et magie oblige... P.H. |
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Virgin suicidesJeffrey EugenidesEntièrement conquise par Virgin Suicides, premier film de Sofia Coppola, et partie en quête du roman éponyme de Jeffrey Eugenides, j’eus la surprise de découvrir ledit ouvrage au rayon des romans policiers du Virgin Megastore des Champs-Elysées. Pourtant, Virgin Suicides ne peut se classer dans cette catégorie. Certes, le narrateur, vingt ans plus tard, tente de comprendre les raisons du suicide des jeunes sœurs Lisbon. Mais tout suicide est par définition un mystère impossible à percer. A dire vrai, Virgin Suicides est un livre inclassable, une curiosité à découvrir absolument. Le suicide des cinq adolescentes est un prétexte, une idée de génie pour aborder sous un angle enfin neuf le thème mille fois ressassé de l’adolescence. Associant l’humour au drame, Jeffrey Eugenides illustre le caractère à la fois merveilleux et tragique de cette période, celle des premières amours et de multiples découvertes mais aussi du mal-être et des prises de conscience. Il démontre s’il en était encore besoin le drame que constitue l’entrée dans l’âge adulte. Ainsi, à propos de jeunes filles quittant le lycée : « elles étaient en partance pour l’université, les maris, l’éducation de leurs enfants, un malheur perçu seulement de manière vague – en partance, en d’autres termes, pour la vie ». Mais Virgin Suicides est aussi un livre sur la difficulté à communiquer. Les adolescents y sont des inconnus pour les adultes, les filles, pour les garçons et en fin de compte, tout un chacun pour autrui. Qui a su comprendre les sœurs Lisbon ? Ni leurs amis, ni leurs amours, ni leurs parents. Leur médecin n’y est pas plus parvenu et, s’étonnant devant la plus jeune sœur Lisbon de sa tentative de suicide, il s’entend répondre : « manifestement, docteur, vous n’avez jamais été une fille de 13 ans ». Si Virgin Suicides fait souvent sourire, il laisse toutefois un goût amer et donne la sensation que le meilleur est derrière soi et le pire à venir. Carole Lanzi |
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Le portique de Philippe DELERMSébastien n’échappe pas à la crise de la quarantaine, âge propice aux remises en question et aux bilans, malheureusement pas toujours positifs, et que l’on nomme à tort « force de l’âge » (« faiblesse de l’âge » serait plus juste). Il semble pourtant mener la vie à laquelle il a toujours aspiré : professeur de Français, il aime son métier, qui lui a en outre laissé le temps de profiter de la vie, de son épouse et de ses deux enfants. Aussi, pourquoi souffre-t-il subitement de mal-être, alors que jusqu’à présent, il s’est toujours senti particulièrement doué pour le bonheur ? L’évolution de ses deux enfants n’est sans doute pas étrangère à l’apparition de ce nouveau sentiment si désagréable qu’il ne se savait pas capable d’éprouver. Tous deux ont suivi des voies radicalement opposées. Alors que sa fille, élève de classe préparatoire HEC, a opté pour la réussite sociale, son fils, en revanche, a choisi de vivre pleinement son amour de l’art en travaillant dans un cirque, acceptant ainsi de mener une existence financièrement difficile et sans assurance du lendemain. Ils sont donc représentatifs des deux voies extrêmes qu’il est possible de suivre : accepter sa sensibilité ou la nier entièrement. Face à ces deux options, Sébastien sent qu’il s’est contenté d’une voie intermédiaire, qui n’est peut-être que fade et sans intérêt. Sa mélancolie trouve également sa cause dans le temps qui passe et le thème du souvenir, cher à Philippe Delerm, occupe une place importante dans « Le portique ». Sébastien se souvient avec tristesse de la vieille épicerie du village, qui a fait place à un parking, et dont la propriétaire avait l’habitude de montrer sa boîte à musique à ses enfants émerveillés. Toutefois, « à la douleur de ne plus faire se mêlait curieusement le bonheur d’avoir fait ». C’est l’une des leçons de Delerm : le souvenir n’est bien sûr pas uniquement source de tristesse mais aussi de bonheur, ce que Marguerite Yourcenar exprimait par cette phrase magnifique : « il ne faut pas pleurer parce que cela n’est plus ; il faut sourire parce que cela a été ». Face à son malaise, Sébastien se pique subitement d’un vif intérêt pour le jardinage, ce que son angoisse du temps qui passe peut permettre de comprendre. En effet, la nature n’est-elle pas rassurante ? Si tout y meurt, ce n’est que pour mieux renaître quelques mois plus tard. Le jardin est donc l’univers du temps cyclique, par opposition au temps linéaire qui caractérise toute vie humaine. L’intérêt qu’il suscite chez le héros nous vaut les plus belles pages du roman et donne lieu à quelques descriptions très poétiques. Sébastien décide d’y ériger un portique, « promesse d’un passage dont il ignore le sens ». Que lui permettra-t-il de découvrir ? Réponse dans les dernières pages du livre qui, sans être d’une grande originalité, vous fera passer d’agréables moments. |
Philippe Delerm est né à Auvers-sur-Oise. Ses parents étaient instituteurs. Il a passé son enfance dans des "maisons d'écoles". Après des études de lettres à la faculté de Nanterre, il est nommé professeur de Lettres en Normandie. Il vit depuis 1975 à Beaumont-le-Roger dans l'Eure, avec sa femme également professeur et auteur d'albums. Il anime un club théâtre et un club de football dans le cadre du collège. Il a publié plusieurs livres pour enfants aux éditions Milan ainsi que de nombreux livres pour adultes, dont La première Gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, en 1997.
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La triste fin du petit Enfant Huître et autres histoiresTim BURTONA travers ce recueil de poèmes pour le moins atypique, le génial Tim Burton reste fidèle à son univers étrange et aborde l’un de ses thèmes de prédilection : la différence. Il nous offre ici une galerie de portraits d’enfants tous plus monstrueux les uns que les autres (enfant à tête de fromage, petit garçon ayant des clous à la place des yeux, fillette aux multiples yeux…). Si leur anormalité n’est pas sans rappeler « Edward aux mains d’argent », elle est cependant toujours particulièrement ridicule et suscite plus le rire et la moquerie que la compassion ou la sympathie. On est loin ici du conte de fée et si l’amour existe, il est toujours désespéré. Tim Burton nous place au cœur d’un univers cruel, où l’horreur côtoie l’humour et dans lequel la souffrance est omniprésente. Le vocabulaire utilisé parle de lui-même : exclu, rejeté, solitaire, laid, contre-nature, triste… Ces termes s’appliquent à tous les personnages sortis de l’imagination débridée et torturée de leur auteur. Ces courtes histoires s’achèvent souvent par la mort du « monstre », parfois tué par des enfants du même âge, voire par ses propres parents : « mon fils, es-tu heureux ? Ne t’es-tu jamais dit, mourons ? ». L’édition bilingue permet de profiter pleinement du talent de Tim Burton et de la musicalité de ses poèmes. Signalons également que cet artiste aux multiples talents a illustré lui-même son recueil, ce qui nous plonge dans son univers visuel si spécifique : ses dessins rappelleront ainsi « Mars attacks », « Beetlejuice » ou encore « L’étrange Noël de Monsieur Jack ». A lire et regarder absolument. Carole Lanzi |
« Il était une fois un gamin tête-de-melon Très triste, qui restait assis tout au long Du jour, appelant la mort comme une bénédiction. Mais il faut faire attention Aux vœux qu’on Fait, car le dernier son Qu’il entendit fut un horrible écrabouillon » |
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Autobiographie
d’un amour
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Manuel
du guerrier de la lumière
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«
Cette
vie est folie. Mais la grande sagesse » ______________ Éditions Anne Carrière - 65 F |
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Extension du
domaine de la lutte
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"Vendredi soir, j'étais invité à une soirée chez un collègue de travail. On était une bonne trentaine, rien que des cadres moyens âgées de vingt-cinq à quarante ans. A un moment donné, il y a une connasse qui a commencé à se déshabiller. Elle a ôté son tee-shirt, puis son soutien-gorge, puis sa jupe, tout ça en faisant des mines incroyables. Elle a encore tournoyée en petite culotte pendant quelques secondes, et puis elle a commencé à se resaper, ne voyant plus quoi faire d'autre. D'ailleurs, c'est une fille qui couche avec personne. Ce qui souligne bien l'absurdité de son comportement." (EXTRAIT) |
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Les
cendres d'Angela
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Pourquoi
fait-il si sombre ?
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Entre Paris et Beyrouth,
_________________ Pourquoi il fait si sombre ? par Dominique
Eddé
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Compère
Lapin dans l'île
" Cétait
au temps où les animaux parlaient
". Récits des origines, qui vous
feront savoir comment, par exemple, Commère la Tortue, " qui était droite
comme un i majuscule et marchait debout ", se vit affublée dune bosse
cachée sous sa célèbre carapace, les histoires de Patrick Cheval sont issues du fond de
contes traditionnels antillais. Elles se déroulent au temps où règnes animal et humain
nétaient pas encore distincts, avec pour personnage central un Compère
Lapin de dimension très humaine : il est rusé, certes, mais parfois aussi
prétentieux et arrogant, au cours daventures dont il devra tirer les leçons.
Lauteur nhésite pas à rapprocher ce lapin antillais du Jeannot français, du
sénégalais Leuk le Lièvre, ou de Bugs Bunny lAméricain. " Cest
le même, dit-il, qui sest baladé un peu partout dans le monde, a disparu ici à
telle époque, est réapparu là un peu plus tard. ". Patrick Cheval sait de
quoi il parle : il a exploré le territoire des contes et légendes, caraïbes en
particulier, alors quil animait ateliers, émissions de télévision et de radio à
Point-à-Pitre. Car la tradition du conte est bien vivace aux Antilles, et selon
lauteur, nous assisterions à sa renaissance ainsi quà celle de la figure du
conteur en France métropolitaine. Il note dailleurs très justement que
lintérêt suscité par les contes touche aussi bien les adultes que les enfants. |
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