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Cees Nooteboom

« Le jour des morts »

Traduit du néerlandais par Philippe Noble
2001, Actes Sud22,90 € ( 150,21 F)

Un voyage – quand on s’arrête, quand on pose son regard, 
qu’on accepte de perdre son temps.

Arthur Daane est le personnage principal de ce roman ; il est hollandais ; mais il installe son voyage en Allemagne. Sa femme et son enfant sont morts dans un accident d’avion. Il est caméraman, documentariste. Son grand projet personnel est la réalisation d’un film – terrain de retrouvailles de ses pensées, ses impressions et réflexions. A Berlin,il sillonne la ville, ses places, ses rues, ses grandes artères ; il chemine accompagné d’un cercle d’amis avec lesquels il parle, pense, réfléchit. Tous sont d’habiles observateurs de leur époque, celle qui réfléchit à un avenir après l’horreur de ce siècle. Et puis, Arthur rencontre une femme, Elik Orange. Elle est hollandaise et fait des recherches universitaires sur une reine médiévale espagnole : la reine Uraka. Elik s’enfuit, mystérieusement ; Arthur déplacera alors son voyage vers l’Espagne.

« Nous ne pourrons plus jamais nous représenter autant d’avenir que nous avons de passé ».

Le ton des conversations entre amis est donné, celui du roman aussi : Arno évoque Hegel. Nous sommes au sein d’un bouillonnement de rencontres, pensées et regards sur le passé. L’Allemagne en est le cadre le plus sensible, le plus criant – et Cees Nooteboom de ponctuer son roman de mots en allemand : « geschichte », « u – bahn » afin de donner corps au voyage.
Ce cheminement individuel et collectif conduit les deux amants ( Arthur et Elik ) dans l’exploration physique de Berlin et de ses fantômes : après avoir perdu la première guerre, l’Allemagne entreprend la seconde et la perd aussi : « Est-ce que ça nous avance beaucoup de dire que c’est tragique ? Je veux bien le dire aussi. Tragique, bien sûr. Mais l’absurde, c’est tragique ou c’est comique ? Dans deux cents ans, quand les émotions se seront évaporées, il ne restera plus que la bêtise, les revendications, les argumentations, les justifications ».
Les différents lieux visités permettent une compréhension de l’intérieur par le personnage. Arthur baigne véritablement dans la réalité, avec toutes les vagues de refoulements qu’elle induit, et celles d’immersion dans la beauté aussi. Il est pourtant tout aussi absent au monde qu’il n’est présent : il capte la beauté du fugace, de l’éphémère, comme Hopper s’en est fait le peintre. Se faisant ainsi le filtre du réel, Arthur prend l’envergure d’un grand personnage romanesque : par lui le monde est pensé .

Ecartant les conseils de son amie Erna : « Arrête de t’extasier bêtement sur les mots » lui dit – elle, Arthur fouille les lieux et les mots ; Arthur ou Cees Nooteboom ? 

Annabel Colinet


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