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G. est le fils illégitime d'un riche négociant italien en fruits confits et d'une aristocrate américaine. Né 4 ans après la mort de Garibaldi, ce " génie national ", dont il héritera le surnom, il n'a de cesse de convoiter les femmes. C'est que le héros est précoce : déjà amoureux de sa gouvernante à 5 ans, il " concrétise " son désir amoureux à 15 ans, avec sa tante Béatrice.
Cet Italien qui prône la liberté des mœurs, vient libérer les femmes, les reconnaître, leur montrer qui elles sont dans leur nudité crue, comme pour les faire renaître.
« Il te reconnaît comme t'a reflétée chaque miroir devant lequel tu t'es arrêtée. Le miroir reflète : lui, il reconnaît
».
Il le dit t l'affirme, et intervient même au milieu du livre sur la situation contestable des femmes du dix-neuvième siècle, réduites à une vie d'apparences, leur obligeant à adopter un comportement telle que la convention sociale l'exige. G. veut les libérer de ces cloisonnements car pour lui :
« C'est seulement lorsqu'elle [est] l'objet de l'expérience d'un autre, que sa vie et son expérience [prennent] du sens pour elle ; Pour vivre, il [faut] s'installer dans la vie d'un autre
».
Le tout est agrémenté de poèmes, et de dessins… suggestifs.
On trouve aussi dans G., les couplets d'un hymne révolutionnaire italien. Car G., érotique, se veut aussi politique. À travers les histoires amoureuses de G., on découvre la situation politique d'un pays, ses leaders (Garibaldi), ses révoltes (lutte de classes " aisées " contre classes " laborieuses ").
Vient s'incruster à ceci le périple d'un héros de l'aviation qui cherche à dépasser ses limites, avec toute la beauté et les risques que cela comprend.
G. est un livre résolument moderne, qui, 30 ans après sa première parution ne semble pas avoir pris une ride. L'auteur joue avec facilité sur la transposition des dialogues des personnages, qui se mêlent au récit : on ne le lit que d'une seule voix.
Lucie
Lesvenan
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