| LE FUMOIR
QUAND LA CULTURE |
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| Ouvert
depuis deux ans Le Fumoir remporte un vif succès et ne
saurait laisser indifférent. Faisant nos premiers pas dans cet endroit
très "cosi" l'éclairage autant que l'atmosphère
d'ensemble ne sont pas sans évoquer le Siècle des Lumières.
Plus globalement la littérature participe assurément de l'âme de ce
lieu bien particulier. Situé dans une démarche culturelle de proximité.
Dont Dominique Marchasson assure la direction avec délicatesse et sens
de la convivialité. Il nous invite ainsi gracieusement à rejoindre le
fond de l'établissement constituant précisément un authentique salon
littéraire. Avec une grande variété dans l'offre, des catalogues
d'Art aux romans et polars, en passant par les livres pour enfants. Sans
oublier un coin spécifique pour la presse internationale.
La jeune Sophie qui assure en un second temps la visite des lieux insiste sur "l'invitation au voyage" participant de l'état d'esprit initial. Loin de s'inscrire dans une propagande pour l'industrie du Tabac, le nom de cet endroit nous vient en fait d'un autre lieu fameux du tout Paris, Le China Club. Disposant à l'étage d'une pièce relevant en modèle réduit du même concept que le "Fumoir". Et portant le même nom. Les locaux que nous visitons autrefois voués à l'industrie du l'habillement "revêtent" aujourd'hui une couleur et un climat assez uniques dans le genre. Les grands patrons des deux endroits, messieurs Testu, Tirati et Vigroux, s'en réjouissent visiblement. Le concept élaboré en commun n'a pas été trahi dans sa réalisation. Autant sur le plan esthétique que dans l'aspect plus culturel. Chose à laquelle ces derniers tenaient fortement. Et qui leur vaut d'accueillir aujourd'hui de nombreux écrivains et gens de cinéma. Notamment l'après midi lors de séances d'interview. Le décor semble d'ailleurs tout indiqué pour permettre l'entrée de Bogart et de tous les acteurs de l'époque. Mais Piaf, entourée de Cocteau et de Jean Marais, vient pareillement et souvent y prendre place. Dans notre imaginaire. Même si la littérature et l'invitation au voyage dominent premièrement tout l'espace de ce grand Café Parisien, de multiples scènes de "rencontre" très cinématographiques s'y déroulent quotidiennement. De nombreux séducteurs viennent ainsi y "faire leur cinéma". Dans le style généralement et "plutôt intello ou artiste". Telle est la réputation du lieu. Les vrais et les rôles se confondant souvent dans le regard des "prétendantes" en rapport. Cela fait aussi le charme du "Fumoir". D'aucuns d'ailleurs s'y installent comme dans une salle obscure. La lumière y est tamisée et notamment propice à la rêverie. Une serveuse souhaitant rester anonyme ne fait aussi aucun mystère de certains mots doux échangés entre les pages même des ouvrages du Salon. Au delà de l'aspect un peu "kitsch" d'une certaine clientèle plus encore que du lieu situé rue de l'Amiral Coligny à Paris, la démarche de vulgarisation et d'accès à la culture reste méritoire. Avec ces jours ci une présence particulière d'ouvrages (BD, "DICOS", Contes ... ) pour les plus jeunes. Que la famille touristique ne soit pas en reste. Quant à nous, le jour même de notre passage, nous invitons par hasard deux inconnues à débattre sur la vocation du Fumoir…
GUILLAUME
BOUCARD
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