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Un ESSAI
Editions PAUVERT, 2002
Prix public :   17,50 €  (109,09 F)

Jeudi 17 janvier, salle d'embarquement porte 24, aéroport d'Orly ouest, 19h40. A ma gauche, des hommes. A ma droite, des hommes. Devant moi, des hommes. 30 ou 50 ans, mallette en main, ces fligh-boys me dévisagent, libidineux ou étonnés. Je cherche les femmes. Une, deux, peut être trois. Sur la Navette Air France à destination de Nice un soir de semaine, 90% des voyageurs sont des hommes. Triste parité...
Entre mes mains « Femmes. le pouvoir impossible », de Marie-Joseph Bertini. Je le regarde. Voudrais le brandir. Je me serais fait taxer de féministe, à coup sûr. Par une de ces rares femmes aussi, très probablement. Que ce monde est étrange. 
Au cœur de la foule, la page 41 s'écrit : « Les femmes des sociétés industrielles et postindustrielles sont payées, à compétences et travail égaux, 20 à 25 % de moins que leurs collègues masculins. Elles représentent près de 80% des travailleurs précaires à temps partiel. Elles produisent les deux-tiers des richesses dans le monde et constituent les deux tiers des analphabètes. Parmi les humains les plus pauvres, 70% sont des femmes. Elles possèdent 1% des terres de la planète. (...) En 2001, les femmes dirigent 7 des 400 premières entreprises françaises. Sur les 30 000 cadres des 5000 plus grandes sociétés hexagonales, elles ne sont que 7%. Du côté de l'administration publique, elles n'occupent que 8% des postes de décision (...) On ne recense que 3% de femmes parmi les fondateurs de start-up...> »

Parité avez-vous dit ?
L'ORGANISATION DU POUVOIR IMPOSSIBLE
Parité, ou pas ? Mais de quelle parité parlons-nous au juste ? Si le débat sur la représentation de la femme dans la sphère du pouvoir est déjà ouvert, celui des conditions d'accession de la femme au pouvoir semble, lui, être bel et bien éludé, ou plutôt déguisé. A quel pouvoir peut-elle prétendre est une question qui fait encore sens ; à quoi doit-elle s'exposer pour y parvenir encore plus. La parité en acte n'est pas, car la parité en mots fait défaut. 
Et c'est précisément ce dire la femme, ce dire l'action de la femme des médias que Marie-Joseph Bertini a interrogé ces dernières années, avant de nous livrer cet ouvrage brillant, envolé, et dérangeant certainement, sur les conditions d'être et d'agir de la femme dans nos sociétés.
PETITE HISTOIRE D'ORDONNANCEMENT D' UN IMPOSSIBLE POUVOIR 
Je de mots, jeux de dévots
Il apparaît en effet que, dans un monde où elles sont perpétuellement en lutte pour agir et exister à part entière et par elles-mêmes, les femmes se heurtent à de multiples obstacles dont le langage s'avère être l'un des plus insidieux. Les mots dont on use pour rendre compte de leurs actions apparaissent le plus souvent , pour peu qu'on s'y intéresse, manipulés ; sous couvert d'insouciance, ils participent en fait à enfermer les femmes dans des catégories immuables. 
Au fil des exemples, Marie-Joseph Bertini fait ainsi émerger cinq figurent récurrentes :
L'Egérie, ou l'ambition par procuration. L'histoire en regorge, de Juliette Récamier à Lou Andréas-Salomé, de Germaine de Staël à Julie de Lespinasse. « La Figure de l'Egérie met au jour une structure culturelle que les invocations des médias modernes entretiennent savamment. En vouant la Femme à la fonction de médiation, cette structure les maintient à la lisière de la vie publique, à laquelle elles ne participent que de manière oblique, biaisée. Trait d'union entre deux rives, pratiquant l'entremise comme l'un des beaux-arts, l'Egérie est une femme-passerelle. » Le pire étant peut-être là : l'invisibilité publique et politique des femmes est masquée par la sur-représentation du corps des femmes. Exposées mais cachées, en retrait mais placardées. C'est ainsi, nous rappelle l'auteur, que les médias participent à tromper, à maintenir l'ordre symbolique. 
La Muse, ou le sacrifice de la créatrice. Combien sont-elles, à avoir créé pour un -quand ce n'est pas des- homme ? Combien sont-elles, à avoir composé, peint, photographié, écrit dans l'ombre d'un mari, d'un frère, d'un amant qui a brillé à leur place, allant même jusqu'à signer de leur nom certaines des plus grandes oeuvres encore aujourd'hui admirées ? Alma Schindler-Mahler (femme de Gustav), Marguerite Van Eyck (sœur de Yan) nous rappelle l'auteur. Camille Claudel (maîtresse d'Auguste Rodin), aurions-nous pu encore ajouter... Là encore, l'histoire garde ses demi-secrets.
La Madone, Figure qui « fait clairement comprendre aux femmes qu'elles ne seront jamais très loin du sleeping, quels que soient le niveau et la qualité de leur action. »
La Figure de la Mère, qui renvoie la Femme à une énième dimension hétéronomique en les déterminant sans cesse comme telles. 
De la pasionaria à la célibattante, l'idée de l'incapacité fondatrice des femmes.
Quant à la Pasionaria, une des Figures préférées des médias, Marie-Joseph Bertini nous explique comment elle contient à elle seule l'idée de l'incapacité fondatrice des femmes. Le caractère passionnel que l'on affecte, par son usage, à l'action des femmes, conduit en effet à son abolition même. Si l'on s'efforce de rappeler combien les hommes sont rationnels, et donc par là même aptes à gouverner, les femmes, elles, sont perpétuellement dans l'émotion et son débordement, dans l'effusion et, par ce non-contrôle, dans l'incapacité de pouvoir exercer tout contrôle. Activistes et militantes, elles ne sont par essence ni négociatrices ni diplomates. 
"Moins actives que réactives, elles ignorent le pur combat d'idées qui les dépasse. Car ce sont des combats personnels, privés qu'elles livrent. Par là, elles participent à privatiser l'espace public, le rabattant sur son envers tribal et prédémocratique". Le processus de socialisation de la souffrance des femmes (par lequel on les retrouve dans les rues, en Argentine, en Palestine et bien ailleurs, brandissant sur des pancartes le visage d'un frère, d'un mari, d'un père ou d'un fils) interdit toute revendication isolée d'une action. Et toute incartade est automatiquement dénoncée comme telle, par l'usage même du qualificatif "pasionaria", qui replace d'emblée l'action de la femme dans un débordement émotionnel privé et non politico-public.
L'auteur nous démontre ainsi comment le qualificatif préféré des médias définit  insidieusement les limites à demi-cachées de leur territoire. Son usage, par les femmes comme par les hommes, "permet d'imposer une modélisation de l'agir féminin dans les société occidentales, des origines jusqu'à nos jours (...) " : l'un des effets de l'action de ce modèle est d'annexer les femmes à l'idée que l'on se fait d'elles, à leur destin social. Passibles, elles sont négligeables ; actives, elles en font toujours trop, et ce trop est constitutif de l'être-femme conçu comme un débordement, comme un flux qu'il faut sans cesse endiguer. Entre la pénurie et l'excès, les femmes naviguent à vue, sans jamais atteindre à la bonne mesure, la mesure tout-court, à cet étalon-mère fixé et incarné par les hommes, mais aussi mobilisé avec insistance par les femmes liges, gardiennes de la doxa".
...et autres petites perversions au quotidien
Ainsi, écrit Marie-Joseph Bertini, la sanction infligée par le terme pasionaria rappelle-t-elle aux femmes la nécessité de leur invisibilité sociale. « Dans toutes les cultures (...) on enjoint aux filles de ne pas trop se faire remarquer. Se faire remarquer, se distinguer des autres, pour une femme, est sanctionné par cet agent suractif de leur indistinction sociale qu'est la morale (...). Ainsi une femme ne saurait être une battante, tout au plus une célibattante, comme le prescrit cette remarquable formule médiatique qui (...) martèle aux femmes que leur solitude sentimentale (leur célibat) est le tribut à payer -car il en faut un- de leur réussite professionnelle. Donnant donnant rappellent les médias aux femmes qui auraient pu l'oublier, exprimant ainsi ostensiblement le prix de leur affranchissement. Ce qu'elles gagnent d'un côté, il faut veiller à ce qu'elles le rendent de l'autre, afin de maintenir à toute force l'homéostasie. C'est aussi le rôle essentiel de la presse dite féminine... »
C'est ainsi en nous invitant à nous interroger sur des faits et mots apparemment bien anodins que l'auteur nous explique comment, « en dépit de toutes les dénégations et des discours de circonstances, les structures mentales et sociales contemporaines continuent à organiser et à pérenniser l'invisibilité sociale et politique des femmes. »
Le langage est donc ce par quoi les hommes (entendus dans ce formidable double sens : universel et sexué) instaurent discrètement un ordre symbolique auquel les femmes (il n'existe pas là d'universel, et voyons-y enfin un signe !) se soumettent, invariablement. « Mais qui tient la langue ? Qui oui quoi, et surtout, pour quoi faire ? » interroge l'auteur. Un apartheid linguistique au nom d'une sacro-sainte cohésion sociale ? Un "gynécée verbal" au service de « l'imposture de l'ordre symbolique » ?
COMMENT PENSER L'IN-PENSE ? ou LES OUTILS DU CHANGEMENT
Sexe, psychanalyse et autres symboliques : vers une nouvelle pensée de l'analogie
Si, pour cette étonnante analyse de la relation de la femme au pouvoir, Marie-Joseph Bertini s'appuie sur une étude approfondie du langage utilisé dans les principaux organes de presse, elle interroge également -pour ne pas dire dénonce- ce que distillent insidieusement l'Histoire, la médecine, le sport, la philosophie, la psychanalyse, les techniques de procréation artificielles, et notre quotidien le plus tragique, des stades de foot aux kamikazes et autres terrorismes. 
Rien ne lui échappe de tout ce qui échappe aux femmes, chaque jour. 
L'auteur passe en revue le séparatisme du féminisme radical, l'universalisme ou la dilution des genres, la pensée de la mixité qui, malgré ses apports, et au vu d'un contexte économique plus que défavorable pour les femmes, "n'est qu'un leurre confortable à partir duquel nous pourrons continuer de penser tranquillement le monde, à l'abri de son bruit et de sa fureur", puis s'arrête un temps sur l'ordre symbolique, celui dont on nous rabat les oreilles dans les colonnes de nos quotidiens, celui que l'on invoque sans cesse, psychanalystes et sénateurs en tête, et par lequel on entretient ce « fixisme culturel et social que la réalité déborde de toute part...»
De la mécanique des sexes avec La vie sexuelle de Catherine M. désactivée de justesse par l'ouvrage de Jacques Henric (qui le replace in-extrémis, en objectivant son auteur bien plus qu'elle n'a objectivé les hommes, dans "l'ordre des choses"), l'auteur arrive aux « sexes comme stratégies culturelles » avec le porno du samedi soir. 
Là, Marie-Joseph Bertini propose une de ses démonstrations qui, aussi imparables qu'elles puissent être, n'en recompose pas moins ce que nombre ne pensaient même pas à penser : « Si l'ordre symbolique fait l'objet d'un tel souci de préservation, c'est parce qu'il fait de ce sexe social la catégorie à partir de laquelle s'ordonne le monde, donc la condition de son intelligibilité. Encore cette condition, pour être nécessaire, n'en est-elle pas moins suffisante : il faut y ajouter que l'ordre symbolique attribue au seul sexe masculin une pareille efficience. D'où l'on arrive au résultat suivant : ce ne serait pas comme l'avancent certains anthropologues (...) la différence sociale des sexes qui fonderait l'intelligibilité du monde, mais la nécessité de pérenniser la domination d'un sexe sur l'autre qui fonde la différence sociale des sexes...» 
Avec la même habileté, elle aborde la théorie de la valeur différentielle des sexes (défendue notamment par Françoise Héritier) y opposant cette idée que « le principe de la différence sexuelle équivaut à une renaturalisation du rapport social femmes/hommes. »
L'auteur renverse ici deux des théories les moins malmenées et sur lesquelles, pourtant, repose une des plus profonde et absurde inégalité.
Démythification de la technique...
Aussi poursuit Marie-Joseph Bertini, la technique, en inventant une reproduction détachée de la sexualité, n'est pas cette apocalypse que nous prédisent les défendeurs d'un ordre symbolique dépassé et dépassable, mais ce qui ouvre, par l'affranchissant du naturel, la voie à une nouvelle pensée des rapports de force entre les sexes, à une nouvelle dialectique des rapports femmes/hommes. Le primat de la technique prend le pas sur le primat du masculin ; la technique se fait norme dominante, et domine dans une égale proportion les hommes et les femmes. Si les catégories féminin et masculin conservent un sens dans ce nouveau cadre de jeu,  l'opposition stratégique des deux catégories n'est plus nécessaire, [ni] leur frontalité ». " Ne plus avoir besoin de les croiser pour assurer la survie de l'espèce ne signifie pas qu'ils n'existent plus sous ces deux aspects, mais que les deux conformations biologiques feront l'objet d'une socialisation nouvelle, inventive, adaptive, rendue infiniment plus créative par le dépassement de leur opposition devenue stérile, aux sens propre et figuré du terme."
Si les garants de l'ordre symbolique tremblent devant cette porte ouverte vers une redéfinition de la dialectique femmes/hommes, c'est donc, selon l'auteur, avant tout par peur de devoir laisser dans cette évolution des privilèges injustifiables. 
Ce regard, à la fois très pertinent et très dérangeant que pose Marie-Joseph Bertini sur la technique résulte de toute évidence d'une étonnante capacité à s'extraire d'une pensée normative, à se délivrer d'une assujetion à un ordre symbolique in-fondé, que les médias eux-mêmes, et plus que tout autre, participent à poser comme indiscutable. 
...et autres précisions
La peur d'un renversement de la norme dominante se nourrit de cette idée non moins étonnée d'une prétendue féminisation du monde. « Fausse féminisation » nous répond Marie-Joseph Bertini, « [la société] se maternalise, ce qui est bien différent. (...) C'est aux mères, et non pas aux femmes, que va la reconnaissance sociale. Le développement de la dimension maternelle, catégorie centrale de la norme dominante, est une preuve au contraire de la faillite du féminin. » Ce qui, explique l'auteur, participe à maintenir les femmes dans les limites dessinées par la norme dominante en leur assénant que leur tour viendra « à condition qu'[elles] ne songent pas à modifier brutalement le cours des choses.» Habile instrumentalisation du féminin, mais fausse féminisation... Cela valait bien quelques pages, histoire de rappeler quelques-unes de ces duperies écornées.
Femmes sous influence(s), dame-de-férisme, opportunisme... tout est analysé en vue d'une désactivation globale et quotidienne des stratégies qui participent à tenir les femmes à bonne distance du pouvoir et de la vie publique. 
Nous savourerons quelques provocations bien utiles, comme « La question qui se pose naturellement n'est pas de savoir pourquoi si peu de femmes sont présentes à ces postes de décision, mais pourquoi il y en a autant.» Toujours rangées du côté du moyen et non de la fin, les femmes ne sont que des 'cartes à jouer', et non point nécessaires. Hommes d'affaires ou politiques, tous le savent si bien... Anecdotes et exemples bien choisis, de Dominique Voynet à Elisabeth Guigou, de Martine Aubry à Marylise Lebranchu, les faits sont décortiqués, explicités.
Caricatures, stéréotypes, chaque femme y trouve son quotidien, ces petites agressions qui anéantissent à l'avance tout tentative d'accession à un pouvoir intrinsèquement illégitime, ces grandes perversions diluées dans l'entre-vie et qui font que tout est toujours à recommencer.
Si une des raisons, nous dit l'auteur, qui mènent à l'instauration de ces stratégies déguisées, est à chercher du côté de la peur du dominant de ne plus l'être, ou bien d'une pensée de la mixité comme totalement superfétatoire par le dominant (pour étayer son propos, l'auteur interroge pour nous lecteurs et surtout lectrices, cet étrange culte footbalistique dont se gargarisent nos sociétés), si oui le titre de l'ouvrage est péremptoire, parce que non, les femmes ne peuvent, en l'état actuel des choses accéder au pouvoir, l'auteur, après avoir démonté l'ensemble de ces mécanismes, ressorts et formes cachées, nous livre une des clefs essentielle d'un lendemain bien autre : 
« Les femmes doivent s'approprier par de multiples moyens, le langage qui les dit et, ce faisant, les recrée comme telles. (...) La prise de parole défie l'ordre dominant en ce qu'elle touche à l'équilibre même du système. Elle devrait s'opérer au service d'une autonomisation des femmes inventant un langage propre, c'est-à-dire s'octroyant le pouvoir de produire leurs propres représentations du monde et d'elles-mêmes.(…) 
C'est aux femmes qu'appartiennent les réponses à toutes les questions que posent les grandes lâchetés et les petites perversions de leur éviction généralisée de la sphère publique.
»
On le voit : il était grand temps de s'arrêter sur ces mots qui défilent chaque jour sous les yeux de nombre de lectrices sans les heurter. Grand temps aussi d'interroger ces discours archaïsants d'une psychanalyse qui est au XXIème siècle ce que le clergé fut à un autre siècle. Grand temps d'expliquer les discours en filigrane des stades de foot...
Oui, il était grand temps de dire ce qui est à dénoncer. 
Car c'est précisément là une des plus grandes réussites de cet ouvrage : Il est beau. 
Il est beau sans épargner. Il est beau parce qu'il n'épargne pas. 
Kant, Hegel, Habermas, Foucault, Nietzsche, mais aussi Antigone, Hypatie d'Alexandrie et Médée, sont convoqué(e)s tour à tour dans cet ouvrage remarquable, au service d'une pensée habile et d'une logique implacable. Une des plus grandes habiletés de l'auteur résidant justement dans cet usage très pertinent des idées et des concepts et de les rendre outils, enfin, au service de toutes les femmes.
« Oublié l'arbitraire par lequel un choix de société n'est qu'un possible parmi l'éventail infini des possibles restants. Oublié le fait qu'un chemin parcouru ne supprime pas les autres, qu'une voie mène à une autre sans obligation qu'on s'y arrête.»
Oublié oui, tout cela.
Oublié, oui, jusque-là devrais-je dire.

Au nom de toutes les femmes, 
Au nom de chaque femme, 
Merci.
Elsa Olu
Marie-Joseph Bertini est maître de conférences en sciences de l'information et de la communication à l'université de Nice-Sophia Antipolis, chercheuse au Centre de recherche et d'études en anthropologie et communication.

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Lire aussi : L'appropriation des réseaux par les femmes photographes   

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