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2010, l'an zéro du...

BIG BROTHER SOCIAL CLUB
INONDATIONS PAR CI,
INCENDIES PAR LÀ



J

anvier c’est, comme le veut la tradition, la période des vœux et des « bonnes résolutions ». Ce qui revient un peu au même, d’une certaine manière...

En toute logique, elle suit la période d’avant (ou de l’Avent, suivant votre confession), qui nous souffle, qui nous suggère, au cœur de l’hiver de faire le bilan de l’année écoulée. Au fond, peu importe ses convictions et ses croyances, l’image reste saisissante pour peu qu’on veuille bien y faire attention. Au cœur de l’assombrissement hivernal, 12 jours - ou plutôt 12 nuits – pour se retourner sur les 12 mois précédents. Pour se questionner. Pour s’interroger. Pour intérioriser, avant d’affronter la nouvelle année. Toute la symbolique des lumières de Noël, des bougies, de cette chaleur intériorisée que nous affectionnons tellement en cette période, est là.

Alors, si nous devions ne retenir que deux sujets de questionnement sur cette année 2010, nous retiendrons volontiers ceux-ci : d'une part, la confusion et la perte des repères dans les médias traditionnels, et d'autre part, les bouleversements et les vicissitudes climatiques et autres catastrophes naturelles.

Inondations par ci, incendies par là.

Si 2010, n’a pas vu le retour attendu de la « crue du siècle » à Paris, cette année a bien été celle de toutes sortes de records. On pense aux tremblements de terre, d’abord. Le, plus meurtrier, à Haïti (220 000 morts, 300 000 blessés et 1 million de sans-abri). Le plus puissant, au Chili (de magnitude 8.8, suivi quelques jours plus tard, d’un tremblement de terre de magnitude 6,9 en Chine).
Mais 2010, aura surtout été une année de contrastes extrêmes. Inondations par ci, incendies par là.

Côté pile, ou côté Yin, nous avons débuté cette année avec les violentes rafales de la tempête Xynthia, puis il y eut les pluies torrentielles au Pakistan (1800 morts et 10 millions de sans abris) et pour clôturer, des inondations qualifiées de « bibliques », affectant près de 200 000 personnes dans l’État australien du Queensland. Cela sans parler des impressionnantes chutes de neige – et de températures - qui ont affectées l’ensemble de l’hémisphère Nord et qui sont à mettre en perspective avec le…

Côté face, ou Yang. Un printemps qui débute avec le panache du volcan islandais Eyjafjöll pour accoucher d’un été des plus chauds (à l’échelle de la planète) depuis on ne sait trop quand. La Russie, en proie à une forte sécheresse, y perdra notamment, près de 800 000 ha de forêt dans une série d’incendies.

Notre première résolution – ou plutôt notre proposition – se déclinera donc sous une nouvelle thématique qu’introduit notre Rencontre avec Vincent Jacques Le Seigneur et notre retour sur Severn, la voix de nos enfants.

Facebook, Apple et Wikileaks: l’an zero des Bigs Brother Social Club ?

2010, c’est aussi l’année du Social Network, le film, des I-Geek et la consécration de leurs Smartphones, de l’élargissement de la contestation par Twitter après la révolution Verte de 2009, en Iran. Last but not least, ce fut l’année Wikileaks.

Mais commençons par le début. En tout début d’année, France Inter, veut faire l’évènement avec une expérience « inédite » : Cinq journalistes de radios francophones s’enferment pendant près d'une semaine dans une ferme du Périgord, avec l'engagement de n'être reliés au monde extérieur qu'à travers Facebook et Twitter. L’objet de la démonstration : isolés de toute source traditionnelle d'info, la lecture du monde, à travers les réseaux sociaux, est-elle pertinente ?

A dire vrai, cette « expérience » n’a guère eu d’écho… même dans les média traditionnels. Un flop, un Pchitt pour un objet journalistique pipé d’avance. Qui, au moins en France ou au Canada, aurait l’idée de se connecter à Twitter ou Facebook pour s’informer du monde ? A moins d’être homme politique (ils affectionneraient beaucoup Twitter, sans qu’on ne sache bien pourquoi) ou journaliste.

La chose n’est pas nouvelle. Avec l’arrivée de l’information sur Internet, les « traditionnalistes », France Inter en premier, ne cessent de rappeler le credo, le serment d’Hippocrate du vrai journaliste :
- Vérifier ses sources et
- Mettre en perspective l’information.

La chose étant entendue, nous passerons sur l’aplomb qui suggère, que vérification et Mise en perspective ne seraient pas de mise dans les autres professions. La chose étant tellement entendue, qu’après ses premières révélations sur l’Irak, Julian Assange, a embarqué dans son aventure, quelques médias traditionnels, et non des moindres.
Pour vérifier les sources et mettre en perspective.
Et mettre en perspective…
Cela sonne curieusement, non ? Après le second volet, particulièrement édifiant, consacrée à l’Afghanistan, cette fameuse mise en perspective – dans les médias français au moins - des dernières révélations de Wikileaks laisse quelque peu perplexe.

Dans cette veine, nous vous proposons un point de vue, Medias miroir de l’occupation…, rappelant O combien, cette « mise en perspective » est bien souvent manquante - sans doute plus particulièrement quand l’information touche le Moyen-Orient – et combien son absence, est nocive à la compréhension du monde, sur le long terme.

Alors, si nous n’avions à exprimer, à formuler qu’un seul vœu, pour cette nouvelle année, ce serait bien celui-ci : La mise en perspective. Cela nous aiderait sans doute à mieux comprendre ce monde dans lequel nous vivons…

Bonne lecture.

Patrick Herrmann



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