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O.G.M.
S'exprimer maintenant ou se taire pour longtemps…
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L'heure est grave !
Tout va si vite dans ce bas monde et particulièrement à la chambre des
députés ! Alors que les projecteurs se tournent vers les présidentiels, se décide en coulisse le sort de l'humanité toute entière
!
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L'examen du
projet de loi français qui vise à encadrer les cultures et les essais
d'OGM débutera normalement en juin 2006 à l'Assemblée Nationale. Un
texte déterminant pour l'avenir qui, malheureusement, s'illustre par la
dangereuse platitude de ses propositions.
Nous sommes en droit d'attendre d'une loi sur des produits
potentiellement dangereux qu'elle nous informe et nous protège en
respectant le principe de précaution*. Or ce dernier, pourtant inscrit
dans notre constitution, est totalement absent des propositions.
Les plantes génétiquement modifiées cultivées pour l'alimentation
humaine ou animale posent des problèmes nombreux : sécurité
environnementale, biodiversité, santé, économie rurale et échappe au
contrôle de l'homme par sa propagation dans l'espace (pollinisation) et
le temps (repousse).
Le projet en question est très loin de faire l'unanimité. Il a été
approuvé par le sénat en mars dernier mais à une très faible majorité.
Le voici à présent devant les députés pour une consultation décisive !
Ce projet de loi élaboré par le ministère de la recherche masque les
enjeux économiques sous couvert d'intérêt scientifique suggérant
l'amalgame entre recherche médicale et business agroalimentaire. Mais
surtout il présente de réels dangers :
- En garantissant la confidentialité des parcelles d'exploitation, il
prive quiconque d'accéder à une information claire et empêche toute
surveillance environnementale. La loi ne propose rien de plus quant à
l'étiquetage des produits de consommations issus d'animaux nourris aux
OGM.
- Il n'envisage pas tous les risques de contaminations des exploitations
non OGM et bio (contamination déjà observé et mesurées, voir plus bas la
ref de l'article sur la récente contamination en Espagne )
- Ce projet de loi ne donne aucun détail quant aux conditions
d'applications, relayant les décisions de circonstance à des arrêtes
ministériel pris dans le secret au moment venu ! Vive la séparation des
pouvoirs !
Et pendant que tout le monde se casse la tête sur la position à adopter,
le ministre de l'agriculture Dominique BUSSEREAU prend les devant en
autorisant 17 nouveaux programmes d'essais en plein champ de semences
génétiquement modifiées qui n'ont fait l'objet d'aucune étude de risque.
Ceci avant que la loi ne soit votée et alors même que le conseil d'état
et le tribunal administratif de Clermont Ferrant ont jugé illégal et
annulé des autorisations identiques délivrées en 2004 et 2005 !
On croit rêver ! Il semblerait que le ministre ne n'ait que faire des
décisions de justice. L'association France Nature Environnement saisit
en référé ce même tribunal afin qu'il mette un terme définitif aux
exactions de Monsieur BUSSEREAU.
Pour être commercialisées et cultivées en France, les semences doivent
être inscrites au Catalogue national des espèces et variétés qu'elles
soient génétiquement modifiées ou non.
A ce jour, font partie officiellement du catalogue officiel des semences
autorisées par la loi française 9 variétés obtenues à partir du maïs Bt-176
et de 6 variétés obtenues à partir du maïs MON 810 ce qui signifie
qu'elles peuvent être cultivées en plein champs sans aucune déclaration
obligatoire !
ET L'EUROPE DANS TOUT ÇA ?
En fait, le projet de loi en question vise à transcrire une directive
européenne en droit français ! La réglementation doit être la même pour
tous les pays européens. Une entreprise qui souhaite commercialiser un
OGM en Europe pour la consommation ou la culture doit obtenir une
autorisation de mise sur le marché de la Commission européenne. En
l'absence d'objection, le produit peut-être mis sur le marché dans
l'ensemble de l'Europe.
Cependant, cette dernière reconnaît aux Etats membres le droit
d'interdire des produits OGM ayant reçu une autorisation communautaire.
Pour cela, ils doivent apporter la preuve que l' OGM constitue un risque
pour la santé humaine ou l'environnement sur leur territoire.
Ainsi, la Pologne vient d'interdire totalement les semences transgénique
sur son territoire afin maintenir l'agriculture polonaise complètement
indemne d'OGM. Elle n'est pas la seule a s'élever contre des décisions
européennes. Dans le passé, plusieurs états membres ont interdit des
produits OGM mais sans fournir d'arguments fondés. Ce qui a poussé les
Etats-Unis, le Canada et l'Argentine à porter plainte en 2003 devant
l'Organisation Mondiale du Commerce.
Ainsi les OGM sont loin de faire l'unanimité. L'opinion publique est
même majoritairement méfiante à 74%. (sondage BVA janvier 2006) Et
pourtant les gouvernements cèdent à la pression des firmes : Monsanto,
DuPont-Pioneer, Syngenta, Dow, Bayer qui contrôlent le marché des
organismes génétiquement modifiés.
Il est donc primordial et urgent d'agir. Nous sommes tous concernés et
portons une responsabilité envers les générations futures. La lutte
contre les OGM est à la fois une résistance citoyenne et un éveil des
consciences à l'échelle planétaire.
Une alternative est possible grâce aux associations de défense de
l'environnement qui lutte activement sur le terrain, informent et
proposent des moyens d'action.
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ALORS QUOI FAIRE ?
1- VOUS INFORMER !
INFORMATIONS GENERALES
Pour les questions type :
Qu'est ce qu'un OGM, quels dangers représente t-il ? Comment se
reproduisent les plantes, qu'est ce qu'une mutation ? Quelle est
l'importance des OGM dans l'agriculture ? Pourquoi les OGM ont il du
succès auprès des agriculteurs ? Sont-ils moins cher ? etc.
Plusieurs sites concentrent des dossiers très intéressants :
- Le site Science&decisions.net est une mine d'information utiles :
www.science-decision.net
- Un site assez complet et relativement objectif :
http://www.OGM-info.com
SUIVRE L'ACTUALITE
- Le très sérieux Comité de Recherche et d'Information Indépendantes sur
le Génie Génétique (Criigen) n'est pas une association militante. Leurs
compétences reconnues internationalement en font un acteur de référence.
Vecteur d'informations sans frontière, ils centralisent les alertes et
anomalies observées de part le monde (cf rubrique lanceur d'alerte)
ainsi que les comte rendus de conférences et colloques sur le sujet.
www.crii-gen.org
- Le site infOGM.org publie régulièrement les brèves qui suivent
l'actualité internationale sur le sujet.
- Les sites des association militantes publient tous les communiqués et
suivent l'actualités de très près !
Voici les principales :
www.confederationpaysanne.fr,
www.greenpeace.org,
www.france.attac.org,
www.amisdelaterre.org,
www.fne.asso.fr
- L'article sur la contamination des OGM en Espagne est disponible sur
le site de Greenpeace :
http://www.greenpeace.org/belgium/fr/press/releases/contamination-aux-OGM-en-espag
- Greenpeace met à disposition un petit livret régulièrement mis à jour
recensant la présence de produits OGM dans les produits de consommation
courante (voir plus bas)
EN SAVOIR PLUS SUR LE PROJET DE LOI :
- Le collectif d'ATTAC diffuse l'analyse du projet de loi article par
article. Un document éclairant !
http://www.france.attac.org/article.php3?id_article=5914
- L'association France Nature environnement a, quant à elle, rédigé un
contre projet de loi, fort de propositions concrètes (voir site fne plus
haut).
2- AGIR
LE PROJET DE LOI
Vous pouvez rapidement contacter le député de votre circonscription
avant qu'il ne délibère. Vous trouverez les coordonnées des députés par
département sur le site de l'assemblée nationale ou directement :
http://www.assemblee-nationale.fr/12/qui/circonscriptions/
- Si vous manquez d'arguments, la confédération paysanne propose une
lettre type très bien faite à imprimer et envoyer:
http://www.confederationpaysanne.fr/article.php3?id_article=815&var_recherche=lettre+depute+OGM
- ATTAC met également sur son site une lettre demandant au député la
création d'une commission d'enquête parlementaire ainsi coexistence
qu'une lettre concernant la loi à venir attirant l'attention de votre
député sur les risques de la des cultures.
SI VOUS HABITEZ EN PROVINCE
Et que vous souhaitez pouvoir vous émerveiller devant la beauté d'un
champs de colza an fleurs sans l'ombre d'un doute, dites le à votre
maire ! Rejoignez le mouvement Pas d'OGM dans ma commune;
Un maire a compétence pour interdire les OGM si cette interdiction est
proportionnée à un risque et s'appuie sur des circonstances locales.
Vous trouverez les argumentaires, les lettres, les cartes de France
ainsi que les arrêtés en bonne et dû forme pour aider le maire dans ses
démarches sur le site de la confédération paysanne et directement sur le
lien :
http://www.confederationpaysanne.fr/article.php3?id_article=42
De plus, un soutien peut être apporté aux maires sur demande par le CRII-GEN.
Contact Corinne LEPAGE : 01 56 59 29 59
PETITIONS
Un bon nombre de pétition circule. Certaine sont à signer en ligne,
d'autres à imprimer et faire circuler. Elles défendent des idées
différentes mais tous légitimes !
- Concernant le projet de loi en cours : France Nature environnementt
- Revendication d'étiquetage des produits de consommation : Greenpeace
- Contre la brevetabilité des êtres vivants et la monopolisation des
ressources génétiques : OGMdangers.org.
- Pour un referendum national sur les OGM et au niveau européen sur la
culture commerciale et la consommation animale et humaine d'OGM et de
leurs produits dérives : Crii-Gen
AUTRES
Si vous avez l'habitude de regarder les étiquettes des produits que vous
achetez, vous pouvez rejoindre le collectif des enquêteurs de Greenpeace
en informant ces derniers de vos trouvailles inopportunes !
* Petit rappel sur le principe de précaution :
Ce dernier est introduit dans notre constitution via le Code de
l'Environnement paru au J.O. du 21/09/2000 qui reprend également le
Principe du Pollueur-payeur assurant la protection, la mise en valeur,
la restauration, la remise en état des éléments du patrimoine commun de
la nation. "Les espaces, ressources et milieux naturels, les sites et
paysages, la qualité de l'air, les espèces animales et végétales, la
diversité et les équilibres biologiques auxquels ils participent font
partie du patrimoine commun de la nation.
« Le Principe de Précaution doit
"être considéré dans le cadre d'une approche structurée de l'analyse du
risque, fondée sur trois éléments l'évaluation du risque, la gestion du
risque et la communication du risque. Les décideurs doivent être
conscients du degré d'incertitude lié aux résultats de l'évaluation des
informations scientifiques disponibles.
Juger ce qui est un niveau acceptable de risque est une responsabilité
éminemment politique." (Communication de la Commission) On oblige donc
les décideurs à demander : "des analystes risques/bénéfices et
coûts/avantages des différents scénarios »
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En savoir plus sur les O.G.M. : Plantes et aliments
transgéniques par Jean-Marie Pelt
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