@xé libre - Rubrique MEDIA -

  plan du site | forum | information | publicité | web design | annuaire | partenaires | on parle de nouscontact

 
 

Imprimer     Agrandir 

SAINT GATES

 

Le classement annuel des milliardaires de la planète -cette année, il y en a 793-, est sorti la semaine dernière . La revue Forbes sacre pour la douzième année consécutive Bill Gates l'homme le plus riche de l'humanité avec une fortune personnelle estimée à 50 milliards de dollars. Le numéro deux, l'investisseur américain, Warren buffet, n'est pas en reste, avec un bas de laine de 42 milliards de dollars. Le troisième ? Le magnat mexicain des télécommunications, Carlos Slim avec 30 milliards… Le quatrième ?

Il serait tentant, en effet, de descendre une à une les 793 marches en or massif de l'escalier du bonheur mais l'ensemble des quotidiens nationaux en Europe et dans le monde libre se sont plu à le faire la semaine dernière1. Chaque année -c'est un de ces rituels dont raffolent les journalistes-, chacun parcourt la sainte liste pour y trouver le premier compatriote. Ainsi a-t-on appris dans El País du 10 mars que le premier Espagnol, M. Amancio Ortega, le propriétaire de la marque Zara, se situait au 23e rang avec presque 15 milliards de dollars. Son ex-femme, n'a-t-on pas manqué de rappeler, occupe le 350e poste avec seulement 2 petits milliards. Pour les Français, le quotidien Libération2, cite Bernard Arnault, le patron du group LVMH, en septième position, nouveau venu dans le top ten, avec une fortune personnelle estimée à 21,7 milliards de dollars. Chez les Italiens, Le Corriere della Sera3, cite, on s'en serait douté, Silvio Berlusconi à la 37e place avec une fortune personnelle estimée à 11 milliards de dollars. The Times, quant à lui, n' a pas hésité à consacrer la deuxième page de son édition du vendredi 10 mars au classement de la revue Forbes. L'Anglais le plus riche, nous apprend-on, n'est pas la reine mais Philip Green, un homme d'affaires qui capitalise avec sa femme 7 milliards de dollars.
Steve Forbes, l'a déclaré avec bonheur : « 2005 a été une année extraordinaire ; comme on n'en voyait plus depuis la fin de la IIe guerre mondiale »4. Pour ceux qui en douterait ; les chiffres sont là pour le confirmer ; l'optimisme est général : il y a 20 ans, le groupe des super riches comptait 140 personnes ; en 2003, on en dénombrait 476. En 2004 on arrivait à 691. Une centaine de moins qu'en 2005 année déjà extraordinaire, nous venons de le voir. Les spécialistes prophétisent qu'en 2006 tous les records seront pulvérisés.
Au fil de ces analyses on nous explique sans fausse pudeur qu'une génération de milliardaires nous arrive droit du tiers-monde. Les bienfaits de la mondialisation sans aucun doute. La richesse ce n'est pas seulement pour les Américains (371 milliardaires) ou les Européens (176), les pauvres aussi y ont droit... Pour preuve : le Brésil a doublé le nombre de ses heureux élus qui passent ainsi à 16. Le Moyen-Orient en compte 56, 15 de plus que l'année précédente ! On compte 33 Russes et 23 Indiens dont le célèbre Lackshmi Mittal au cinquième rang mondial avec une fortune estimée à 23,5 milliards. La Chine, quant à elle, ne peut qu'en aligner 8 ; nous ne perdons rien pour attendre.
Les femmes aussi ne sont pas en reste. On n'en compte pas moins de 78 : la star du groupe est sans aucun doute Hind Hariri, 22 ans, la fille de l'ex premier ministre libanais assassiné en février 2005, qui a hérité d'une fortune estimée à 1,4 milliards de dollars et qui remporte le titre de plus jeune milliardaire de la planète. J.K. Rowlling, la créatrice de Harry Potter est elle aussi une nouvelle venue avec un petit milliard. Moins glamour, mais non moins importante, nous trouvons au quinzième rang mondial Liliane Bettencourt, la principale actionnaire du groupe l'Oréal avec 16 milliards de dollars, presque autant d'euros, faut-il le rappeler. Elle remporte, elle, le titre de femme la plus riche du monde…

La bourse est la vie…
Tous réunis, `pauvres´ et riches, la fortune totale de ces 793 milliardaires est estimée à 2600 milliards de dollars… soit un peu plus que le produit intérieur brut de l'Allemagne, la septième puissance économique de la planète5.
Un pareil butin reflète sans aucune ambiguïté la répartition mondiale de la richesse. La revue Forbes semble pourtant s'en réjouir et avec elle bon nombre de ses confrères. On s'est même, dans l'ensemble, très peu attardé sur les raisons de cette réalité, laissant les sous-entendus aux détracteurs du marché toujours à l'affût de mauvaises nouvelles…
Une question est tout de même revenue assez souvent sous la plume des journalistes de marché6: pourquoi cette augmentation du nombre des super riches ? Cent deux en un an. La hausse généralisée des cours sur les places financières internationales, le prix du pétrole, le boom de l'immobilier ; en somme, la mondialisation de l'économie sont les réponses apportées. Bien qu'ils soient dans l'ensemble assez avares en détails sur ce qu'ils avancent, ces analystes font une place de choix au rôle des actionnaires dans l'apparition de fortunes colossales. Nous ne manquerons pas de revenir sur le sujet.

Le Financial Times à la rescousse.
Nous l'avons vu, à l'instar de la revue Forbes, on en viendrait presqu'à se dire, qu'après tout, la mondialisation n'a pas que des côtés négatifs.
Prenant le contre-pied de tous ses confrères, un quotidien a pourtant osé parler du Tiers-Monde et de sa pauvreté endémique le jour suivant la sortie de l'enquête de Forbes : le Financial Times.
Dans son supplément dominical du 12 mars 2006, il nous présente une grande enquête intitulée : « Des grands dépensiers : Bill et Melinda Gates donnent plus que l'Organisation Mondiale de la Santé. Pourquoi sont-ils si généreux ? »7. Et oui, la question méritait d'être posée !
En couverture, nous voyons une photo du couple Gates au chevet d'une fillette malade du choléra, hospitalisée au Centre International de Dhaka pour la recherche des maladies diarrhéiques8 - créé par la fondation Gates. Au premier plan, Melinda penchée sur l'enfant, caresse tendrement son genou tandis que Bill, en retrait, sourit avec une infinie commisération. Tous deux sont habillés très simplement, pantalon de toile et polo pour Bill, jupe en toile et pull pour Melinda. Ce détail a semble-t-il frappé le journaliste chargé de l'interview, Andrew Jack, un spécialiste du monde pharmaceutique, au point d'y consacrer le titre de son article : « Les philanthropes décontractés ».
C'est donc sur six pages que notre reporter interrogera sans complaisance l'homme le plus riche du monde. Il nous montrera dans un premier temps pourquoi les Gates donnent autant d'argent. Il expliquera ensuite en détail tout le bien qu'ils font.9
Cette introduction illustre une seconde photo des philanthropes10. Cette fois, le couple est assis en tailleur au milieu d'un groupe de femmes qui s'apprête à recevoir des microcrédits distribués par la Fondation Gates.

Haut niveau de visibilité
L'article, proprement dit, commence la page suivante par une rapide description de l'arrivée à l'aéroport de Dhaka du couple milliardaire; « les plus grands philanthropes du monde », nous rappelle-t-on. On apprend qu'ils débutent une tournée de quatre jours au Bangladesh et en Inde. Les mesures de sécurités sont impressionnantes ; des snipers des services spéciaux sont en embuscade à tous les coins de rue ; un cortège de dix voitures complété par une escorte militaire et une ambulance traverse rapidement les rues vidées de la capitale pour se rendre au Dhaka Sheraton, l'hôtel le plus luxueux de la ville où les attendent un cercle restreint de collaborateurs et quelques conseillers de la Maison Blanche. Ils ont travaillé sans relâche sur les itinéraires possibles du couple entre les deux pays. Seulement quelques membres de la délégation seront au courant de leur emploi du temps.
Bill et Melinda s'expliquent : « C'est un cas extrême […] Ce n'est pas notre mode de transport préféré. Normalement, nous n'avons jamais ce haut niveau de visibilité ». Andrew Jack précise alors que ces mesures de sécurité, digne d'un chef d'état, sont totalement justifiées pour l'homme le plus riche de monde, un homme qui dépense pour la santé et l'éducation de ses congénères plus que n'importe quel gouvernement sur un continent où lui, le « fondateur de microsoft, est fêté comme un héros du capitalisme »11.
Héros du capitalisme en Asie et homme de l'année à l'Ouest12, Bill Gates ne chôme pas. Il est vrai que ses détracteurs -il en a mais Andrew Jack n'a pas cru bon d'en parler- ont fort à faire pour placer leur critique car les chiffres sont impressionnants : la Bill & Melinda Gates Foundation est la plus grande O.N.G de la planète, forte d'une dotation de 30 milliards de dollars. Crée en 2000, elle a dépensé quelques six milliards de dollars pour la Santé dans le monde. Elle a sauvé des milliers de vies, créé des infrastructures médicales et sanitaires, développé des programmes éducatifs en Amérique, dans certains secteur de l'aide humanitaire, celui de la vaccination par exemple, elle est aujourd'hui incontournable, etc. Andrew Jack prophétise qu'on pourrait bien voir les effets de ces donations sur l'humanité bien après que le nom de Microsoft ait disparu13
Pour lui, les Gates sont des philanthropes atypiques qui ont décidé de vouer leurs vies à la réduction des inégalités dans le monde14. Melinda travaille de 15 à 20 heures par semaine pour la fondation. Bill, lui, ne peut donner autant d'heures. Il avoue : « J'ai un emploi à plein temps avec Microsoft [..] Mais beaucoup de mes heures de lectures sont pour la fondation ». Il ajoute aussi qu'il ne manque jamais de parler de santé et d'éducation au cours de ses business trips. Ici un ministre, là un chef d'état...

Tout pour la communauté
Pour nous aider à comprendre l'atypique générosité des Gates, Andrew Jack décide de nous emmener dans l'état de Washington, à Laurelville, plus exactement, petite ville située au nord de Seattle. C'est là que Bill Gates a grandi. Son père, William H. Gates y vit toujours15. « Donner à la communauté est une pratique traditionnelle dans beaucoup de familles de Seattle, et les Gates n'y sont pas une exception  »16.
La philanthropie est donc une affaire de famille chez les Gates. Mary Gates, la mère de Bill, était elle aussi très active dans la communauté. Pour preuve, nous dit Andrew Jack, « les mille personnes qui vinrent grossir le cortège funèbre de la famille en juin 1994 » (sic). Tout le monde se souvient encore de l'oraison funèbre du maire de Seattle, M. Norm Rice : « une extraordinaire citoyenne, une philanthrope, une championne de la justice sociale et un remarquable être humain »17. Bill Gates senior n'est pas en reste lui non plus : il a collaboré presque toute sa vie avec une organisation de planification familiale, la International Planned Parenthood Federation et avec plusieurs autres O.N.G locales.
Alors, la générosité du petit Bill ? Les choses vont en quelque sorte de fil en aiguille. Cela se passe même très rapidement. Au début des années 90 sa situation change totalement ; les évènements s'enchaînent à une vitesse folle. A la fortune et à son mariage avec Melinda, le premier janvier 1994, vient s'ajouter la mort de sa mère en juin de la même année. Cette mère, une force de la nature à qui personne ne résistait, leur avait écrit avant le mariage : « On attend énormément de ceux qui ont beaucoup reçu ». Le chemin était tracé ; cette dernière volonté maternelle, ajoute Andrew Jack, allait tout à fait dans le sens des sentiments les plus intimes de Bill qui, pendant des années, avait parlé de donner toute sa fortune18. C'était l'occasion où jamais ; et c'est ainsi que la Gates fondation devint la plus grande O.N.G du monde..
Si vous vouliez sauver l'humanité à qui feriez-vous appel ? Bill Gates trouva rapidement de l'inspiration auprès de Ted Turner et de Warren Buffet, eux aussi des milliardaires au grand coeur. Turner, en 1997, n'avait-il pas donné 1 milliard de dollars aux Nations Unis ? N'avait-il pas tancé vertement les riches qui ne donnaient presque rien ? Mais Bill fit mieux que cela : il donna carrément ses actions (21 milliards de dollars) de Microsoft à la fondation. « Ce qui avait été jusqu'à présent étonnant devint carrément prodigieux », dit son père.
C'est alors que Andrew Jack, notre reporter, décide de passer à l'attaque. Il pose enfin la question qui nous brûlait les lèvres : « ce travail philanthropique n'est-il pas motivié par un désir de redorer votre image ? ». Il faut rappeler qu'à la même époque, nous sommes en 1997, le gouvernement américain accusait Microsoft de ne pas respecter ses lois anti-trust. Et des esprits chagrins associaient son altruisme aux dégrèvements fiscaux dont il était le bénéficiaire « Dans ce cas, nous aurions pu choisir de financer des choses un peu plus voyantes », rétorqua Gates. Nous fûmes rassurés ; pour Andrew Jack, c'était bien la preuve qu'il n'était pas un homme intéressé.

Délicates questions éthiques
Avec la lecture de cet échantillon édifiant de journalisme d'investigation, le Financial Times voulait sûrement nous inviter à la prudence. En effet, la critique manichéenne - l'image de marque, le dégrèvement fiscal, etc.- ne font que renforcer la stature du grand homme qui, mis à part quelques excentricités, semble mener une vie tout à faire normale et salutaire pour la communauté. Alors pourquoi s'acharner contre lui ? On verrait mal The economist sortir un numéro spécial le discréditant comme cela est arrivé à Berlusconi19. Là tout le monde comprend. Mais un homme qui donne des milliards, sauve des vies, instruit les pauvres, et qui par dessus le marché se trouve être le plus riche de la planète : voilà qui est difficilement attaquable ; voilà qui ne peut laisser de place à la contradiction. C'est en quelques sorte le parangon de l'homme moderne, l'exemple vivant de la réussite de notre modèle de société.
Laissons alors l'homme Gates sur son autel de perfection et revenons sur le courroux de Ted Turner, auquel nous faisions allusion un peu plus haut. Les riches donnent environ 2% de tout ce qu'ils possèdent. Les pauvres sont plus généreux, ils donnent, eux, 3%.20
Ce seul chiffre suffira à nous dédouaner du pensum : « Bill, ange ou démon » qui, à l'instar de la philosophie audiovisuelle dominante, aimerait nous faire tourner en rond jusqu'à l'aveuglement, voire l'abrutissement. Les milliards de Bill, de Ted, de George (Soros) et des autres, nous égareraient-ils ? A eux tous, ils seraient donc en proportion moins généreux que le reste de leurs congénères ? Ce simple exemple nous force à admettre que le business de la générosité est un phénomène bien plus complexe que la vision simpliste proposée dans le dossier du Financial Times...
Dans de telles conditions idéologiques, on comprend qu'on évite au lecteur moyen de se trouver confronté aux terribles contradictions du monde moderne. D'un côté Bill Gates sauvent des vie en Afrique, de l'autre, sa fondation travaille au Nigeria sur des cobayes humains21. Un jour, Bill Gates donnent des fonds pour l'éducation et l'émancipation des jeunes noirs nord américains, un autre il déclare que la torture en Chine n'est pas un obstacle à l'expansion de son business...22. Il est bien rare, avouons-le de trouver ces informations contradictoires dans un même journal et encore plus rare de les voir réunies dans un même article...

Une question d'argent ?
Nous l'avons compris, le problème de la pauvreté dans le monde est en fait très éloigné du montant des cagnottes de nos milliardaires vedettes. C'est pourtant tout le contraire qui nous est dit quand on nous annonce, par exemple, que Bill Gates donne des sommes folles pour informatiser l'Afrique car on oublie presque toujours de mentionner que le pire ennemi des produits Microsoft sont les logiciels type Linux que l'on peut trouver gratuitement... Des esprits objectifs pourraient trouver l'argument un peu gros, typique même d'une théorie de la conspiration mais Bill Gates est le premier à dire en parlant du piratage de ses produits en Chine : « Autour de 3 millions d'ordinateurs sont vendus en Chine chaque année mais les gens n'achètent pas de logiciels. Un jour, ils le feront. Et puisqu'ils volent, faisons en sorte qu'ils volent les nôtres. Ils en deviendront vite dépendants et nous pouvons espérer en récolter les fruits au cours de la prochaine décennie ».

Si l'éradication de la pauvreté dans le monde est une question d'argent, les corporations, les gouvernements et les grands capitalistes se gardent bien de notifier aux consommateurs des pays développés que les sommes dont ils disposent et qui sont sacralisées par la presse type Forbes et la constellation du charity business n'ont jamais été au service de l'humanité ; cet argent, d'une façon ou d'une autre, revient toujours à son point de départ et celui de Bill Gates n'est pas une exception.

Philippe Nadouce
Londres, le 17 mars 2006

3 commentaires

Réagir sur le Forum

Retour au sommaire de la rubrique

NOTES :

1 -  Le 10 mars 2006

2 - Quotidian Libération du samedi 11 mars 2006, in "Le club des milliardaires s'est enrichi en 2005."

3 - In le Corriere della Sera, du 10 mars 2006, in "Forbes: gli emergenti del club dei miliardari"

4 - "The global economy has been growing the last two years at rates not seen since World War II, fuelled by a commodities boom with a whiff of inflation," Steve Forbes.

5 - Référence: Le Monde du 10/03/06, dans l'article: "Le monde compte un nombre record de milliardaires".

6 - Expression empruntée à Serges Halimi, in " Les nouveaux chiens de garde ". Ed. Liber-Raison d'agir.

7 - Lire dans le Financial Times magazine - "Hey big spender. Bill and Melinda Gates give away more than the World Health Organisation. What makes them so generous?".

8 - Dhaka's International Centre for Diarrhoeal Disease Research.

9 - Financial Times magazine - Lire page 15.

10 - Idem - page 14 et 15.

11 - Idem - page 16.

12 - Il partagea en 2005, avec sa femme et le chanteur du groupe U2, Bono, le titre d' " Homme de l'année ", décerné par le Time magazine's.

13 - Idem.

14 - Idem. Page 17

15 - C'est d'ailleurs à quelques kilomètres de là, à Redmond, que Bill Gates a installé la maison mère de Microsoft.

16 - Andrew Jack. Idem.

17 - Idem. Page 18.

18 - Idem.

19 - Lire le numéro spécial de The economist sur Berlusconi. Mai 2005.

20 - Source: Monde diplomatique.

21 - " En mars 2005, les essais cliniques du Tenofovir ®, un antiviral utilisé contre le sida, ont été suspendus au Nigeria en raison de manquement éthiques graves. Menées par l'association Family Health International pour le compte du laboratoire américain Gilead Sciences, ces expériences étaient financées par le gouvernement américain et par la Fondation Bill et Melinda Gates. Si elles ont été aussi interrompues au Cameroun (février 2005) et au Cambodge (août 2004), elles se poursuivent en Thaïlande, au Botswana, au Malawi et au Ghana. ". Sources : Monde diplomatique.

22 - Lire "Gates defends China's internet restrictions" - Times online - 27 janvier 2006.


Inscription à la NewsLetter

Tissons nos liens...

 
FORUM

Tous les autres sujets...

 
 
NEWSLETTER

Votre mail :   

Vos intérêts :  Concerts & soirées  magazine   photos

Vos commentaires

    

Galeries Photos


Ala Kachuu


Des villes des vies


Paris-Sarajevo


Sayag Jazz Machine

 

 

 

 
 

copyright© 1999 - 2006 - @xé libre / Open Yür Mind (association loi 1901)

 Bureau : 21 avenue Secrétan - 75019 PARIS