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News :  Vendredi 20 janvier 2006.  Nous vous proposerons, pour un événement exceptionnel pour trois anniversaires uniques : les 10 ans du magazine @xé libre, les 1 an de l'association Open Yür Mind et les 5 ans du Réseau Junglistic Sistaz : une Live’n’Mix Session « Girls on Fire ». Autant dire que pour cette soirée de la rentrée, les filles vont mettre le feu sur la Seine à bord du bateau Nix Nox…  EN SAVOIR PLUS !

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 " BETTY DAVIS ", FIS

Betty Davis , à ne pas confondre avec Bette Davis, l ’actrice aux lourds yeux noirs du film’ “ Eve ”, devait son patronyme à un personnage qu’elle avait épouser alors qu’il s’essayait de plus en plus à l’électrique : Miles Davis, tout simplement. Son visage apparaît d’ailleurs en couverture de “ Filles du Kilimandjaro ”, album du second quintet de Miles Davis  Aux yeux de Miles, Betty était, paraît-il, un peu trop au goût d’un autre génie de l’électrique : en 1969, Jimi Hendrix côtoyait en effet le couple Davis. Tout ça pour situer dans son époque celle qui enregistra à San Francisco un album explosif au nom redondant, “ Betty Davis ”, et ne laissa guère de trace discographique par la suite.

Au cours de cet album et sur fond de riffs gras de guitares, Betty Davis ne ménage pas sa voix. Elle use de toutes les inflexions de la voix (suffocations, accents nasillards, voix rauque, mots étirés jusqu'à l’ivresse) pour évoquer l’essence même du funk et cela sonne juste. Tout le contraire des envolées vocales appuyées et faussement sincères des “ grandes voix ” de la bande FM. Le funk transpire donc par sa voix comme dans  “ Anti love song ”, où elle lâche un très suggestif “I know you could have me shakin’” mi - soupir, mi - geignement.

L’album ne contient que huit titres et ne dure que 30 minutes mais c’est un véritable concentré de funk porté par les lignes irrésistibles de Larry Graham, bassiste de Sly&the family Stone. Si vos pieds ne décollent pas sur “ Ooh yeah ”, vos jambes ne vous le pardonneront pas. Il faut signaler que la production avait été soignée. Pas moins de quatorze instrumentistes (guitares, claviers, section cuivre, percussions) et huit chanteurs et chanteuses sont réunis sur cet album pour étancher la soif de pulsions sonores de Betty Davis. Cette énergie collective attisée par la présence de Betty Davis donne son aspect si charnel à cette album éponyme. De They say I'm different à Nasty Gal, les autres albums de l'espiègle diva viendront préciser cette identité, on l'aura compris, un brin polissonne.

Alexandre Duval


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