@xé libre > Rubrique MUSIQUES > Sommaire

  plan du site | forum | information | publicité | web design | annuaire | partenaires | on parle de nouscontact

 Rechercher sur @xé libre :

 

Imprimer     Agrandir

 

DJ Pone - © Elo B

DJ Lil'Mike - © Elo B

DJ Need - © Elo B

DJ Crazy B - © Elo B

Il est des rencontres que nous affectionnons tout particulièrement chez @xé libre. L'entrevue avec les Birdy Nam Nam est de celles-là. 

Quand nous nous sommes déplacés au Rex Club pour voir le DJ phare de la Drum'n'Bass brésilienne, le divin Marky, nous avions eu la surprise de voir, en marge de la cage où officie d'ordinaire les DJ, une longue table avec huit platines et quatre mixettes. Après le traditionnel warm-up, voilà que quatre garçons relookés pour l'occasion à la mode hip hop façon Deschiens, s'y installent pour un show case déconcertant. Pas de mix, pas de Drum'n'Bass, mais des loops, des scratchs et des cuts endiablés distillant une musique entre jazz, techno, rock, funk et Drum'n'Bass. 

Cet OVNI, invité pour l'occasion par la 'Djette' Elisa Do Brasil,  a l'ambition de faire des platines de véritables instruments de musique. Autant vous dire que cette démarche nous a conquis instantanément. Nous avons donc voulu en savoir plus en venant les réécouter, plus longuement cette fois, à la Maroquinerie le 15 octobre dernier, et ce,avant de les rencontrer pour vous le lundi suivant dans les locaux du label électro UWE qui les produit.

Rencontre avec Les Birdy Nam Nam.

© Elo B

Birdy Nam Nam, c'est l'aventure de 4 DJs professionnels du scratch. Se rencontrant à l'occasion de competitions, Denis (DJ Need), Mike (Little Mike), Nico (Crazy B) & Thomas (DJ Pone) décident se présenter ensemble au DMC 2002. Il fallait alors trouver un nom à leur formation... Birday Nam Nam était né. Sortis vainqueurs de ce contest, ils décident de poursuivre l'expérience, au-delà du cadre limité des compet'. Après 6 mois de travail intensif et près d'un an et demi d'attente, les 4 virtuoses de platines sortent enfin leur 1er album "Music made from scratches" chez UWE.

Qu’est ce qui a amené un DJ punk-rappeur des Svinkels, un autre (ex) DJ d’Alliance Ethnik et, enfin, deux derniers DJs également champions de différents contests à monter un quartet de turntablists ?
Mike : C’est lors des compet’ de scratch que nous nous sommes tous rencontrés et que nous avons sympathisé. 
Denis : Thomas (DJ Pone) et Nico (Crazy B) s’étaient rencontrés en 1995 avant de se retrouver ensemble dans le Double H, le crew de Cut Killer et DJ Abdel. Thomas & Nico, avec un 3ème DJ du crew décident de former le Scratch Aktion Hiro, groupe un peu dans le délire turntablists, scratch, par lequel ils s’exprimaient au travers des compétitions. Au fur et à mesure, de nombreuses personnes ont intégré le crew. Au final, nous nous sommes retrouvés entre 10 et 15. Cela est devenu difficile pour travailler car nous étions trop nombreux. On ne parvenait pas à s’accorder sur les horaires, l’assiduité de chacun et puis une partie d'entre nous habitait en province, notamment Soul G qui faisait le son de La Rumeur,…
Le crew s’est donc séparé en 2002 et nous sommes restés tous les quatre avec les mêmes envies de compétition mais aussi le désir de vraiment travailler ensemble. On s’est alors inscrit au championnat. Il a fallut trouver un nom et c’est là que Birdy Nam Nam est né…

Et alors, d’où vient ce nom ?
Denis : C’est Crazy B, fan de Peter Sellers et de Black Edwards, qui nous a suggéré ce nom. Après de longs brain storming on s’est finalement arrêté sur celui-là. On aime bien la référence et l’esprit au second degré dans ce nom…

Qu’est-ce qui vous avait amené aux compétitions ?
Mike : Le délire des compétitions, c’est quelque chose de très Hip Hop à la base. Et même si on a tous nos parcours perso, quelque part c’est grâce au Hip Hop et à ses contests que l’on s’est tous retrouvés. C’est plus l’envie de faire du scratch que d’animer des soirées qui nous intéressait…
Les championnats sont le seul moyen d’expression pour se retrouver entre passionnés du scratch et de cette culture. Tous les ans, on pouvait ainsi exprimer nos idées, échanger des techniques…

Vous suivi avez des formations musicales ?
Denis : Non, aucun de nous ne savait lire une partition ou jouer d’un instrument. On a appris sur le tas, grâce à notre oreille. Tout notre bagage technique vient du Hip Hop et des compétitions, de cette culture de la performance. Donc, même si ça frotte parfois un peu, c’est assez juste, d’un point de vue académique. On est loin d’être les meilleurs, mais notre singularité vient du fait que quand on se retrouve tous les quatre, on arrive à créer de la musique super facilement.
On a composé notre album à l’oreille, tout est accordé avec le pitch de la platine. Depuis, oui, évidemment on s’y met. On a approfondi notre connaissance théorique.
En ce qui me concerne, j’écoute des choses beaucoup plus barrées, et peut être qu’un jour je ferais du free jazz ou encore de la musique concrète dite contemporaine. Voilà, on avait envie de prouver qu’on pouvait, malgré cela, faire de la musique juste d'un point de vue académique, même si c'est fait avec des compos complètement barrées. 
Mike : En même temps, je sais que j’aimerais également bien savoir lire des partitions et avoir une connaissance théorique. Cela faciliterait notre travail ; d'autant qu’on aimerait continuer à travailler avec d’autres musiciens, comme ça été le cas à La Maroquinerie.

Justement, comment vous définissez-vous : comme un collectif, un crew de DJ, un groupe ? Quelles sont vos attentes ?
Denis : Aujourd’hui on se définit d'avantage comme un groupe, même si on s’est rencontrés dans un contexte de crew. A côté des compétitions, on a toujours eu cette démarche de faire de la musique, de créer des morceaux, des intros… On utilisait déjà des instruments de musique. Ca s’est développé progressivement. Puis, à un moment donné, on s’est senti trop limité par le monde de la compétition avec ses règles strictes (ce sont des show de 6 minutes) 
Donc voilà, on a choisi de travailler ensemble, comme un groupe. On se voit presque tous les jours. Quant à nos attentes… eh bien, c’est une aventure humaine avant tout… Cette expérience à La Maroquinerie avec Gaëlle aux percu et Sylvain au piano fut très enrichissante et nous a franchement donné envie de continuer dans cette voie.

Cette expérience est donc appelée à se poursuivre d’une manière ou d’une autre ?
Mike : Certainement, surtout compte tenu du résultat de samedi. Cela va même être difficile de revenir sur scène sans musicien. En plus, ça a bien circulé entre nous que ce soit avec Sylvain ou avec Gaëlle. Il s’est vraiment passé quelque chose. Ca été d’ailleurs bien mieux sur scène que cela n’avait été en répétition. On n’était pas du tout au point, alors on s’est dit qu’on se regarderait et voilà, c’est passé.
Denis : En fait, ça serait presque faire un pas en arrière vu l’ampleur que cela a pris samedi. En même temps, on a déjà des dates programmées à quatre, on trouvera toujours l’énergie. Sur scène c’est ce que tu dégages qui compte. C’est presque plus de l’énergie que de la musique. C’est une chose à laquelle on est très attentif. 

Samedi soir, à La Maroquinerie, Pone a remercié le public de son soutien, après ces deux ans de galère.
Denis : En fait, étant donné qu’on a décidé de nous-mêmes de produire cet album, ce ne fut pas la commande d’un label et on a eu beaucoup de difficultés à trouver une maison de disque.
L’album a été produit sur le label Kiff de Faster J, l’autre DJ d’Alliance Ethnik, donc avec petit budget et pas de distrib prévue – mis à part Musicast (Fnac, Virgin…). Il faisait déjà notre breakbeat, il distribuait nos disques de compet’ avec des instru pour scratch. 
Mais quand on a fini l’album, on voulait toucher plus de gens que ceux qui font du scratch et de la compét'. Cela s’est fait progressivement en rencontrant des médias, des labels… On a fait beaucoup écouter, la plupart ont été réceptifs mais la musique aujourd’hui c’est du commercial. Et, malgré des discussions poussées avec de gros labels, on ne signait toujours pas. Rien de concret pendant 1 an et demi. Finalement, ça c’est fait avec UWE - par l’intermédiaire Elisa do Brasil qui nous avait déjà invité au Triptyque.
UWE s’occupe donc de la distribution par Discographe, il a licencié l’album avec le label Kiff qui a gardé le vinyle tandis que UWE sort l’album.
Mike : Je pense, quelque part, qu'il fallait qu’on nous prenne au sérieux ; donc d’avoir une maison de prod ça change tout. En fait, tant que tu ne t’inscris pas dans une sortie album avec plan promotionnel, budget marketing, etc. Tu n’es pas pris au sérieux.
Mais bon, c’est bien aussi de galérer…
On a aujourd’hui la chance d’avoir un tourneur – Arsenal production de Brest. On n’a pas encore vraiment de tournée, seulement une dizaine de dates rapprochées jusqu’aux Transmusicales, mais ça ne s’inscrit pas dans une tournée.

Lire la suite...

7 commentaires

Voir les photos du concert du 15/10/2005 à la Maroquinerie par Elo B.


Inscription à la NewsLetter

Tissons nos liens...

 
FORUM

Tous les autres sujets...

 
 
NEWSLETTER

Votre mail :   

Vos intérêts :  Concerts & soirées  magazine   photos

Vos commentaires

    

   
 

Galeries Photos


Dubioza Kolektiv


Ogonek & Cooh


Renegade Hardware

 
Birdy Nam Nam

 

 

 

 
 
 

copyright© 1999 - 2006 - @xé libre / Open Yür Mind (association loi 1901)

 Bureau : 21 avenue Secrétan - 75019 PARIS