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Bugge Wesseltoft

Get Down with 
the Buggee

Interview Buggee.

Bugge Wesseltoft, revient de son Grand Nord norvégien, en Juin 2002. Une occasion de revenir sur notre première rencontre lors du festival Jazz au fil de l’eau de Parthenay(86)le mardi 10 juillet 2001...
Qu’as tu pensé de la soirée ?
Pour un mardi soir, c’était bien. Les gens étaient assis, on a donc joué pas mal de morceaux calmes.
Qu’as tu pensé de la performance du groupe de Vincent Courtois ?
J’ai apprécié . Ces types étaient vraiment absorbés par ce qu’ils jouaient. Le batteur (Cyril Atef) est très bon. Il est connu ?
Tu auras remarqué que ce festival fait la part belle aux artistes locaux. Connais-tu un peu la scène jazz française ?
Non, à part la musique de Louis Sclavis que j’apprécie, je connais mal . De manière générale, je connais mal le jazz moderne. Ca ne m’intéresse pas trop. J’écoute surtout de la musique classique et contemporaine, de la musique traditionnelle norvégienne, turque et nord-africaine. Et bien entendu de la musique électronique. C’est d’ailleurs dans celle-ci que je découvre le plus de créativité à l’heure actuelle.
Que penses-tu des fusions qui sont tentées entre l’électronique et les musiques traditionnelles ?
Par le passé j’ai joué avec un chanteur marocain. C’était une bonne expérience mais, en général, je préfère la musique traditionnelle en elle-même.
Comment se déroulent les tournées ?
On joue beaucoup en France et en Allemagne. On joue aussi parfois dans des clubs en hollande ou en Norvège. Avec cette formation, nous jouons seulement trois fois par an en Norvège. Mais on “ boeufe ” souvent avec des artistes de la scène électro norvégienne comme Wibutee ou Sudsel Endresen. Là, on revient de deux festivals rocks à Dour (Belgique) et à Belfort (Eurockéennes) et on s’apprête à aller jouer à Istanbul. Ce sont des ambiances complètement différentes chaque soir.
Durant le concert, ton regard parcourt régulièrement la salle ; tu sembles guetter les réactions du public...
En fait, je n’y pense pas trop. Mais il est vrai que l’on joue pour le public et qu’il est important d’établir une communication avec celui-ci. Par exemple ce soir les gens étaient assis, on a donc joué pas mal de morceaux calmes. Mais comme je l’ai dit sur scène, notre musique est faite pour être dansée. C’est pourquoi j’ai invité à la fin du concert tous les gens à se lever.
Les conclusions de tes morceaux sont assez “ cut ” alors que tu sembles mettre un point d’honneur à pouvoir développer tes idées sur la longueur. Comment expliques-tu cela ?
C’est vrai que sur scène j’aime bien prendre mon temps pour arriver là ou je veux, surtout que la plupart de nos morceaux sont improvisés, mais une fois l’objectif atteint, il n’y a plus rien à ajouter. A vrai dire, j’ai horreur des morceaux aux conclusions interminables.
propos recueillis par Alexandre Duval

 

Discographie 

Sous son nom

“ New conception of Jazz ”-Jazzland(1996)
“ It’s Snowing On My Piano ”(album solo)-ACT(1997)
“ Sharing ”-Jazzland(1998)
“ Moving ”-Jazzland(2001)

 

En sideman

Jan Garbarek-“ I took Up The Runes ”-ECM(1990)
Arild Andersen “ Arv ”(1994)
Sidsel Endreson “ Nightsong ”(1994)
Sidsel Endresen “ Duplex ride ”(1998)
Jan Garbarek “ Rites ”-ECM(1998)


PARTENARIAT

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