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@xé
libre : Qu'est-ce qui explique ce relatif silence du label et ce retour ?
DJ Momo : Le silence s’explique tout simplement par une conjoncture économique difficile en 1998 pour le fromage prod et par le fait que j’ai été amené à travailler pour V2 music pendant cinq ans en tant que directeur artistique. Cette expérience très enrichissante m’a permis de pouvoir souffler et réfléchir à la meilleure façon de revenir avec le Big
Cheese.
Quelle est aujourd'hui au sein du
label Big Cheese, la part entre les rééditions, compilations et le support à des groupes existants aujourd'hui
Nous allons recommencer notre activité en se concentrant uniquement sur les compilations de réédition pendant 9 à 12 mois pour ensuite allez vers un nouvel album des All Stars.
Est-ce qu'il n'y a pas aujourd'hui plus de concurrence dans le secteur des compilations de funk (Soul Jazz records, Harmless,
Soul Patrol Records, Follow Me Records, Hi&Fly Records, ...) que lorsque Big Cheese a commencé à en faire ?
Oui bien sûr mais en contre partie il y a une plus grande clientèle et dans notre secteur la qualité fait la différence.
En revanche, l'industrie du disque semble moins pousser les groupes funk actuels ?
L’industrie n’a jamais poussé le funk seulement quand celui-ci était une mode rien de nouveau donc. A nous de le faire redevenir une mode.
Il y a dix ans, la compilation « The Menu » présentait l'écurie Big Cheese (La Malka Family, Big Cheese all stars, …). Que sont devenus cette écurie et les membres qui la composaient ?
La Malka a décidé d’arrêter il y à 4 ou 5 ans après douze années de travail acharné quand au Big Cheese All Stars, ils ont leur projet perso et sont fin prêts à en découdre de nouveau avec nos oreilles.
Quel regard portes-tu sur la scène funk actuelle ?
La scène funk actuelle est une génération intermédiaire pas de grande création mais une continuité de ce qu’il ce fait depuis 30 ou 40 ans l’histoire se répète et surtout il n’y à pas de grande tête d’affiche donc pas de locomotive.
Au cours des années 90, le funk, le rap et l'acid jazz se sont rencontrés. Te semble t'il aujourd'hui plus dur de tenir la ligne musicale qui était celle de Big Cheese durant ces années là ?
Au contraire, les jeunes entre 20 et 35 ans ne me demande que ça alors à nous de bien faire notre job. Je ne me fais pas de souci là-dessus, on va le faire.
Dans quel esprit avez-vous conçu la dernière compilation, DJ Pal et toi ?
Funk-fu 2
est une petite sœur de la Twelve tasty groove, première compilation Big Cheese sortie en 1993 en mieux, je pense. Nous l’avons construite avec Pal comme toute nos compilations cibles : d’abord du rare groove et du psycho Funk, ensuite créer un voyage enrichissant en termes culturels pour les initiés et les nouveau amoureux de cette musique.
Quels sont les projet en cours ?
Il y a tout d‘abord la préparation des compilations
Funk Fu 3 et une Hot-Fu plus mellow mais toujours 60-70’s. Nous devons également gérer les maquettes du Big Cheese All Stars, les soirées du label et bien sûr la sortie des nouveaux volumes des mythiques
Smoocher et Meltdown. Ensuite, vers la fin 2005, il s’agira de remettre en bac notre back catalogue avec quelques surprises.
Où en es-tu dans entre tes différentes casquettes de DJ, responsable de Label et manager de groupes ?
J’ai arrêté il y à six mois en tant que directeur artistique avec V2 puis il y a eu la sortie de l’album de Ridan chez EPIC en février, de la chanson française que j’adore, puis la sortie des Swaat Warner, groupe venant du sud et que je suis depuis de longues années. Ils jouent une musique entre le Funk et la Pop Rock, genre musical appelé par nos soins le Runk et que j’adore aussi. Donc voilà les deux artistes que je manage et j’ai deux autres projets encore pas signés, Vers et Leechar hip hop, le premier plus
"mainstream" et le second plus Roots Manuva version française. Pour ce qui est de mon activité de DJ je n’ai jamais arrêté et je pense ne jamais le faire. C’est ma passion première et peu de gens ont les disques que j’ai et de toutes façon, la manière de jouer est trop personnelle pour ne pas continuer. «
Keep the funk alive », voilà ma devise.
propos recueillis par Alexandre Duval
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