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Historique

Les fanfares dans la féria


 

 


La fête version taurine remonte à 1892 mais en matière de fanfare, c'est l'école d'archi de Paris qui a ouvert le bal au milieu des années 60. Les gars du coin d'apprécier et de créer leur propre formation. Les Canetons se sont dénommés ainsi pour faire la nique à une des bandas tout aussi locale qui répondait à l'appellation des Canards. Le comité des fêtes a eu la bonne idée de saisir la balle au bond et de s'engager à héberger et nourrir toutes les fanfares qui voudraient faire la foire du côté de Vic.

Le processus s'est alors réellement enclenché une décennie plus tard. Pour rythmer l'air gascon, on pouvait alors compter entre autres sur le Piston Circus, fanfare de l'école centrale et celle de Colliures formée d'étudiants à l'école des Beaux-Arts de Clermont-Ferrand dont les membres sont toujours présents mais aujourd'hui en ordre dispersé. La fanfare qui a vraiment fait des émules parmi les nouvelles générations est Boula Matari. Elle a réarrangé des classiques funk comme le «  Don't stop 'til you get enough » de Michael Jackson, se créant ainsi un répertoire lui-même abondamment repris. Ses membres sont issus des rangs «  Débozarts » où la tradition fanfaronne remonte aux années 50. La relève est au rendez-vous, 25 fanfares inscrites en 2002 pour le XIIIème concours des fanfares de l'école. Les autres grandes écoles de la capitale (Arts déco, médecine, écoles d'ingénieurs, ...) sont autant de nids à formations du même type.

La feria est vite devenue une destination incontournable, un rassemblement de toute cette famille parisienne et des branches du sud (Pistons flingueurs), de la Bretagne (Fanfare ô Pruneaux) et même du Poitou (Famille Duhomard). C'est également pour les Parisiens l'occasion de défiler, ce qui est plutôt difficile dans le coeur de la capitale où sont situés les grandes écoles. Cette année, deux bus ont été affrétés pour mener fanfarons «  Dézartsdéco » et associés jusqu'à Vic. De quoi créer une véritable communauté pour laquelle la cité gersoise constitue un véritable pèlerinage, une sorte de Saint-Tropez pour zazous plus ou moins jeunes.

Alexandre Duval

 

Pentecotavic 2004

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