> > Côté Jardin > @xé libre


Commenter, partager, conserver... :        Commenter     Flux RSS Envoyer Imprimer     Réduire le texte   Agrandir le texte     Partager sur Facebook   Partager sur MySpace !      

Sorti l'été dernier, l'album Ruffnecks Revenge de Jamalski est là pour mettre les point sur les " i " et interconnecter les esprits influencés par les musiques urbaines gardant une attache avec nos racines.


 

Jamalski, repéré par Krs-One, nous propose une bombe sur galette pour booster la Jungle/ Drum'n'Bass en avant avec l'album Ruffnecks Revenge.

Le son est assez Hardcore Undergroung et réconcilie les vibes JahRoots et l'électro issu, de par ses racines aux Sounds Systèmes Jamaïcain. Il développe ainsi une vibration positive en prônant l'unité et crée un lien entre Panam et Marseille. D'où peut-être les symboles d'équilibre comme le Yin Yang et le triangle apparaissant sur la pochette, révélateurs de ses qualité d'ouverture et de capacité d'adaptation. Il faut dire que c'est un réel globe-trotter. Né à New York, il fut donc repéré par Krs-One qui lui proposèrent des featurings. Après une expérience à Barcelone, il se vit accueillir par la France, peut-être pour une meilleure résistance anti-bush dans le maquis (comme pourrait le laisser supposer le titre " Peace & Love Interlude "). Il collabore avec de nombreux artistes tels que Fatboy Slim, Brand New Heavies, Aphrodite ou Brusco.

En 1993, il créera alors, avec l'album Roughneck Reality Massive, un bon cross-over entre hip-hop et drum'n'bass, clubbers et ravers, etc. ça impose ! Comme d'ailleurs son entrée en France avec des performances sur les platines de Cut Killer et Kheops.

Quand il raconte sa vision de la drum'n'bass à travers ces albums, Jamalski se décale d'emblée de ce qu'on croit savoir : « Pour moi, la drum c'est du punk rock futuriste, un son vraiment underground, qui bien sûr doit beaucoup au hip-hop, au dub, à la scène rave ou à la techno de Detroit mais aussi aux Bad Brains et à tous les artistes qui font exploser les barrières musicales… Je fais partie de ceux qui ne font pas de la musique pour plaire aux programmateurs des FM ». Il fait donc un pure lien entre Hip-hop, Ragga, Jungle, Funk, House, Dub, techno, etc. A vous d'imaginer la suite.

Pour en revenir à l'album, les prods sont assurées par différents Dj Français comme Brusco, Kantyse, Kafra ou internationaux : Future Prophecies, System D ou encore Capital J. A noter un featuring avec Mc Krayz-B. L'atmosphère est très urbain futuriste teintée parfois de sciences fictions. La pulsation motive, clairement ambiance live, ça pousse à bouger son body ! Sur fond de brassage, d'éclectisme sonore et culturel le débit de Jamalski est speed et précis, le flow majoritairement clair et intelligible, mais il garde quand même des temps de respiration, ce qui allège l'écoute sans perdre de sa force. Teinté à la sauce New York, sorti sur le label Ozone Age, un pur voyage musical qui va faire bouger les têtes.
Grégory Baumann

 

Quelques dates :
1990 : KRS One confie le micro à Jamalski sur Seven Dee-jays de Boogie Down Production (album Edutainment). La même année, il performe pour la première fois en France, avec, entre autres, aux platines, Cut Killer et Kheops.
1993 : sortie du premier album Roughnecks Reality (Sony)
1994 : Jamalski lance Concrete Jungle, la première résidence jungle à New-York, dans le Village, où il invite Shy FX, UK Apache…
1995 : Jamalski rallie la scène club et rave de San Francisco qui devient à l'époque le principal foyer de diffusion de la jungle aux Etats-Unis.
2000 : Direction l'Europe.
2005 : Ruffnecks Revenge, premier album 100% Jamalski depuis 1993.

 

Le site de Jamalski

Acheter ou écouter Ruffnecks revenge sur FNAC.COM

 A propos de la Drum'n'Bass

 Nos autres chroniques

 Réagissez à l'article !

 Sommaire de la rubrique

 

LES NEWS

PARTENARIAT

PUB