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@xé libre au printemps de Bourges

La Ruda (Salska)

LA ROUTE DU SOMMET
SANS LES SKALADES !

Résumé des épisodes précédents. 1993, Saumur : la bande à Pierrot monte le coup du siècle. Reprendre le flambeau alternatif avec un ska-punk contagieux. Quelques années plus tard, ils sont au sommet, quatre albums parus dont un live. C'est avec " Passager du réel ", le petit nouveau, qu'ils tiennent le haut de l'affiche au Printemps de Bourges. On ne va donc pas vous raconter de skalades : la Ruda ne se disperse pas, elle ventile !

Ambiance polars, Audiard, tontons flingueurs et cie. Le cinéma français est l'un des thèmes préférés de la Ruda Salska. Chacun des trois albums parus possède son clin d'œil. Un pied au ciné-club et l'autre dans la vraie vie, celle de tous les jours. La leur, la nôtre… Petites chroniques de l'existence, regard sur le monde qui nous entoure. 

Là-dessus, et c'est ce qui accroche tout d'abord, vous avez un savant mélange de rock, de punk, de ska imparable. De quoi faire un bond dans le passé, aux plus riches heures des alternos qui savaient allier le sens de la fête, l'engagement et une sincérité à toute épreuve.

Pourtant nous sommes en 2002. La bande de Saumur s'est lancée sur la route en 1993. De la période alternative, elle garde l'influence musicale et la patate, tout en ayant un recul suffisamment lucide pour ne pas faire les mêmes erreurs que ses aînés.
On les prenait pour des branques, mais ces huit-là ont pourtant mis un sacré rififi dans le milieu. Nourris au parabellum, doublant les shérifs dans un mano à mano " On Tender Hooks ", le clash était inévitable !

Impossible de sortir indemne de leur prestation. Il serait d'ailleurs intéressant de savoir s'ils ont réellement besoin d'une scène. A eux huit, ils passent sûrement la plus grande partie de leur set dans les airs. Même chose dans la fosse. Le public se voit pousser des ailes et saute dans tous les sens ! A la sortie, tout le monde se retrouve sur un nuage : vidé, essoré, plumé comme le premier des caves ! 

De bouche à oreille, cela se sait et se vérifie à chaque fois. Pour ce rendez-vous du Printemps de Bourges, ils sont au sommet de leur art. Braquage en règle du Palais d'Auron plein à craquer. Un coup fumant ! 
Eux-mêmes en ont été bluffés. Rappel impressionnant pendant lequel on aimerait que la magie se prolonge toute la nuit ! Seulement il faut être humain, la haute voltige, ça fatigue !

Retrouvailles le lendemain avec Fred, l'un des deux guitaristes, pour parler de la soirée. Il passe à table après le déjeuner. 

>>> Suite : l'interview...

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