Sfonx, le subtil mélange qui fait les cocktails détonants : un tiers de rock'n'roll,
un tiers de funky music, un tiers de groovy spirit et un
bon tiers de nitroglycérine. Secouez fort sur le dancefloor, servez chaud !!
S
i, là dans le blanc des yeux, je
vous dit : « Sfonx ! »
Les
ramollis d'la membrane, les
massacrés du tympan, les internés de
l'oreille interne, les coureurs de
fond, les intrépides du V8, les
mécanos de la Société Générale
penseront : « Sfonx, alors Sfonx ! »
Les hypocondriaques, les
pisses-froid, les chefs de service,
les directeurs de ressources
humaines, les grands-mères aux
petits soins, ceux qui s'inquiètent
de votre capital santé vous diront :
« Tu n'es pas enrhumé au moins ?
Prends des Sfonx, c'est bon pour la
gorge ».
Les visiteurs du
soir, ceux d'Amsterdam, qui
traversent la ville en planeur
jusqu'à point d'heure, les baba cool
de Kaboul, l'échappée belle du
Larzac garanti sans OGM se
réjouiront : « Fume, c'est de la
Sfonx ! »
Les musiciens, les
vrais, ceux pour qui la symphonie ne
se pense qu'avec des cuivres, ne se
joue qu'avec des pistons achèteront
le disque : « Cool ! Man ! Y a des
Sfonx en si bémol »
Les
compères de ces derniers, une autre
catégorie de ty zycos, ceux pour qui
James Brown n'est pas seulement la
traduction pour le marché anglais de
Jean Brun, ou bien Tina Turner celle
d'Antoinette Virage - tout deux
accordéonistes reconnus en région
Centre - penseront à juste titre : « Sfonx ?! C'est de la fonk ! »
Sfonx, c'est un peu de tout ça,
mais du côté de Lyon, du
Groove'N'Roll qui disent là bas dans
les traboules. Sous l'égide du
Grolektif, collectif de musiciens
lyonnais, Sfonx trace son sillon de
machine à balancer de la syncope si
t'as le cœur qui stoppe ! Sfonx
c'est un remède souverain comme les
temps des queue de cerises, de la
bonne funky music propulsé par un
moteur sur-compressé à forte teneur
en cuivre une cure de jouvence pour
les orteils !
Yan Pradeau