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@xé libre au printemps de Bourges
UNCOMMONMENFROMMARS :
DANSE APACHE 
CHEZ LES DALTONS 

Leçon numéro 1 pour monter une bande de outlaws et mettre la pagaille : tout est dans le blaze ! Que l'on soit Daltons ou Ramones, véritables frangins dépouilleurs de diligences ou faux frères rois de l'intro sur trois accords, il faut un nom facile à retenir et à écrire sur les avis de recherche.
Les Uncommonmenfrommars ont un peu de tout cela, à part le blaze. Trois frangins nés aux Etats-Unis et un pote commun, sur les routes depuis moins de cinq ans pour semer la zone. Des Ramones, ils ont la musique ; des Daltons, la capacité de vous voler une heure et demie de votre temps sans que vous ne vous en rendiez compte.

L'histoire commence à Washington et se poursuit par la conquête de l'ouest de l'Europe : en France. Les frangins Daff, Trint et Ed rencontrent Jim au détour d'un canyon ardéchois. Tous les quatre décrètent la fin des vacances : « Maintenant, on va piller les banques ». Car, comble pour des hors-la-loi, ceux-là ont écouté les Shérifs ! Ceux de Montpellier plutôt que celui de Rio Bravo… Ils suivent alors leur bonne étoile, riches d'un premier butin capturé par leurs oreilles : Burning Heads, Ramones, Clash… Influences punk-rock revendiquées. 

Ed (guitare/chant) : « La définition du punk-rock, pour moi, c'est du rock'n'roll joué de façon trash et emmené à l'extrême. Donc rapide mais toujours mélodique ! Après, cela peut être très vaste, mais il faudrait rentrer dans des histoires d'étiquettes qui n'ont pas grand intérêt ! Les premiers groupes qui m'ont frappé sont surtout américains : Bad Religion, Descendents, Vandals, Nofx… Ce sont eux qui nous ont donné envie de faire de la musique. Et qui nous ont détourné de la grosse scène métal de l'époque, Metallica, Megadeth et tous ces trucs-là ! Aujourd'hui, il y a d'autres choses et on trouve du très bon à côté de chez soi. La scène rock française est hyper riche dans tous les domaines ! Beaucoup de groupes sont largement à la hauteur de ce qui nous arrive des Etats-Unis ou d'Angleterre ! Prends Seven-Hate ou Burning Heads, ils n'ont rien à envier à ce qui se fait ailleurs ! »

Deuxième chapitre où tout s'accélère. Accrochez-vous car cette histoire, bien que récente, va très vite. Rien ne résiste à la bande : premières répètes, tremplin rock, premières parties et un premier album qui fera parler la poudre en 99. Repérés par les autorités après de nombreux méfaits sur les scènes de l'Hexagone, les quat'zamis vont enregistrer à San Francisco leur deuxième album, Vote for me, sous la houlette de Ryan Greene. Disque à quatorze coups, munitions parfaites pour revenir mettre le feu chez les Frenchies. Succès immédiat auprès d'un public assez jeune..

Ed : « On est sur le cul de voir des gens qui chantent par cœur avec nous, ou qui me font les gros yeux quand je me plante dans un couplet ! C'est un truc auquel on ne s'attendait pas ! C'est vrai que le public est jeune, mais c'est assez généralisé en ce moment… Ce n'est pas spécifique à la scène rock. Le plus important, c'est qu'il est également de plus en plus tolérant ! C'est une très bonne chose, en particulier pour la scène rock française ! C'est un public vraiment très ouvert, qui ira dans un festival voir Marcel et son Orchestre, Mass Hysteria et nous… et qui s'amusera de la même façon devant les trois groupes ! »

Troisième partie : la scène du saloon. Décor du Printemps de Bourges pour une prestation digne des aînés nommés plus haut. Imparable, simple, joyeuse et diablement efficace. On court, on saute, on rigole, " trois, quat', huit, douze ! " et ça repart. Le public ravi se lance illico dans une danse apache, la pluie n'arrive pas mais la sueur coule. " Vous avez l'air de vous amuser, ça commence à sentir mauvais ! " lance Trint. Le bruit et l'odeur ! Une guitare marteau piqueur…

Ed : « On n'accorde pas plus d'importance à un concert qu'à un autre. Monter sur scène, pour nous, c'est toujours comme si c'était pour la dernière fois. Donc que ce soit ici, à Bourges, ou au PMU d'en face, ce sera le même concert ! Même s'il est vrai que les conditions de scène offertes ici sont exceptionnelles : la salle est vraiment impressionnante et c'est hyper agréable… Tout musicien recherche ça pour pouvoir donner le maximum ».

Le maximum, c'est donc une joie partagée et non feinte, des deux côtés de la scène. Un western qui se répète à longueur de dates. Les affiches fleurissent sur les murs de nos villes, avec un amusant parfum d'actualité. Vote for me !. Bon d'accord, ils ne ramènent pas les 500 signatures de leur passage à Bourges, mais la bande d'Uncommonmenfrommars y a allègrement remporté tous les suffrages. 
Textes et Photos : Greg Carmen

 www.uncommonmenfrommars.net

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