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2003, année de tous les espoirs pour Vendetta ? Après plus de 200 concerts donnés dans toute la France, des premières parties d'Indochine, 
Axel Bauer ou Eagle-Eyes Cherry et trois CD auto produits, Vendetta aimerait bien faire un pied 
de nez aux vraies fausses rumeurs suivit de déceptions de l'année précédente. 
Alors ? Signera ? Signera pas ? Sylvie sourit... Elle n'en soufflera mot. Pour le moment, elle a décidé de squatter du côté de chez Zazie, 
au Bataclan (*)…
Rencontre dans un café, quai de Seine, à Paris.

 
 
 
Alors, dis-moi. Vendetta existe depuis...  Quatre-cinq ans ? C'est ça ?

Six. Tout dépend à partir de quand on compte : à partir de la création du nom, du premier concert, de la première répet'. En tout cas, oui, ça fait 5-6 ans. 

Et cette année, celle de tous les dangers, cela semble s'accélérer pour vous. Tu squattes avec Zazie au Bataclan. Il y a des confirmations de rumeurs récurrentes mais hypothétiques d'approche de labels et autres. Qu'est-ce qui vous arrive ?

Si je savais. Sans doute que le travail commence à payer. On a mûri, évolué. Et on a un manager qui travaille dans ce sens depuis un an et demi. Mais ça fait un moment que ça bouge… sans que ça se concrétise. Ca va bien finir par arriver. 

Et pour Zazie ?

Eh bien j'ai envoyé une lettre de motivation ! (rires) Une lettre à la manageuse de Zazie avec des disques. J'ai appris que notre manager l'avait contacté par un autre moyen… et voilà on fait sa première partie sur quelques dates. 

Et pour les rumeurs, des confirmations ?

Ah non. Tant que rien n'est fait, je ne veux plus rien dire. On c'est déjà pris une ou deux claques. C'est un peu énervant quand tout le monde te dit " c'est bon coco, on va travailler ensemble ", et puis tu commence à parler concrètement, de réalisateur, des studios, d'arrangements, de ci de çà… et puis tu vois le truc qui te glisse des mains… Ouh là. Tu fais marche arrière vite fait... Après, pendant six mois, tu as tous tes potes qui te disent " Alors ? Ca y est ? Vous avez signé ? Il y a six mois déjà, non ? " Et tu réponds " bah non, Ca c'est pas fait ". Ce qui est amusant c'est que les autres maisons de disques alimentent les rumeurs en disant " C'est Bon, Vendetta a signé chez machin ". Bah non. On y a cru aussi. 

Pourquoi cela ne s'est-il pas fait ? Question de liberté d'action ?

Euh, oui, c'est un peu ça. On peut ne pas être d'accord sur l'esprit qu'on veut donner au groupe. Les professionnels appellent ça du marketing, le public : un artiste avec une image forte qu'on arrive à identifier facilement. 
En fait, on n'était peut-être pas prêts avant. Et les maisons de disques n'étaient pas prêtes non plus à travailler avec nous. Ce n'est pas évident de se cerner. On nous dit parfois qu'on n'a pas d'image forte. Vendetta c'est une chanteuse, c'est un groupe. On fait de la variet ', du rock, de la pop… Tu vois, c'est un peu flou. Nous pendant longtemps, on a pensé que la musique suffisait à elle-même. Mais avec le temps on s'est rendu compte qu'édulcorer un peu l'ensemble, se maquiller en concert, faire de beau flyers, de belles pochettes, tout ça participe à faire de la belle musique. 

De belles photos aussi ! A propos d'images, d'où est venu ce qualificatif de " pop rock sucrée " ?

C'est un programmateur qui nous avait sorti ça et on l'a gardé. On avait trouvé cela pas mal. On est pop rock sans être torturés mais plutôt léger… Mais je sais pas. On s'en est un peu débarrassé avec le temps. On ne le met plus sur notre site. C'est encore sur les flyers, sur d'autres sites.

Tu n'aimes pas le côté sombre du rock ?

Contrairement à la première impression qu'on peu avoir, nos textes ne sont pas franchement gais non plus. Les mélodies sont légères, faciles, rythmées. Mais les textes ce n'est pas non plus tireli pinpon sur chiwawa.

C'est sûr, ce n'est pas la petite maison sur la prairie, mais ce n'est pas non plus spleen, prozac and sucide…

J'essaye toujours de contre-balancer. Quand on a des mélodies guillerettes, j'essaye de faire un texte pas trop nunuche et inversement. J'aime les contrastes. Il y a des mélodies qui peuvent avoir l'air joyeuses dans le rythme ou l'arrangement, mais si tu rajoutes des violons, c'est un peu à se tirer une balle dans la tête. 

C'est une question d'arrangement ?

Oui, c'est lié. L'arrangement, j'appelle ça de l'emballage. Je me souviens de je ne sais plus quelle artiste, je crois que c'est Tori Amos, qui avait repris une chanson de Nirvana au piano. Nirvana ce n'est pas franchement gai, mais son côté énergie faisait oublier le côté suicidaire du mec. Et au piano ça devenait d'une mélancolie et d'une tristesse incroyable. Tu reconnaissais à peine la chanson. C'était tout aussi beau, mais différent. L'arrangement avec une guitare ça reste assez facile à jouer, mais, dés qu'on ajoute piano, violons… cela devient plus compliqué.
Lire la suite de l'interview...

(*) Depuis cette interview, Vendetta a signé pour quatre CD chez Barclay !

 


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