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Ici, sur @xé libre, comme parfois ailleurs, on ne cesse de vous le bassiner. Le rock est de retour. Oh oui… En force, sans être tendance comme le keupon fashion victim' à la sauce Chanel ou Jean-Paul - pas trop compatible avec l'esprit - la tribu rock attire de nouveau un public large et rajeuni dans les salles enfumées des rocks clubs. Public, oui mais, nécessairement, aussi de nombreuses vocations. A deux, à trois, à quatre ou plus encore, en jean, en cuir ou en costards ils sont aujourd'hui des dizaines de formations à vibrer au rythme du 3, 4,... fla.  Ne nous y trompons pas. Beaucoup d'entre elles usent leurs grattes depuis plusieurs années en amateur (au sens premier du terme) ou en semi-pro. Elles sont prêtes - et veulent qu'on le sache - à se lancer dans l'autoproductions en attendant de trouver Label à son pied. Parmi ces groupes “signables” - autrement dit prêts à rentrer dans les rangs d'un indépendant ou d'une major, voici Vertigo, un trio au rock efficace, aux arrangements soignés, sans fioriture et une voix qui n'est pas sans rappeler un Bellamy d'un autre trio… Rencontre entre Muse et Beatles avec Jéré… Oup's boulette. Rencontre avec tùco, svin et Fred.

 


 


Au moment de l'envoi de votre 3 titres, au printemps dernier, on a eu, de l'extérieur, l'impression d'une bonne dynamique pour vous. Mais, aujourd'hui, sur votre site tu parles d'un départ. Une partie du " Staff " original Vertigo aurait quitté le navire ? C'est récent ?

tùco - Oui, c'est assez récent. Autour de cette table, il y a là un intrus (rires). En fait, on a créé Les Rois Barges il y a 9 ans. Dans ce groupe il y avait svin, djaz et moi même. En quelques années, nous avons donné plus de 60 concerts, forgé un répertoire et un état d'esprit. En janvier 2002, nous avons décidé de changer de nom pour Vertigo. Nous nous sommes aussi entourés d'une équipe :un manager, une photographe qui s'occupait également des aspects administratifs du groupe - une sorte de manager bis - et une troisième personne chargée de la programmation de nos concerts. C'était une organisation assez lourde que nous avons pratiquée six mois. Dans le fond, ce n'était pas très efficace car on passait plus de temps en réunions, mails et reporting qu'en organisation dynamique. Et puis on a eu pas mal de problèmes personnels entre nous ; Durant cette période, nous avons eu plus d'engueulades que de concerts… Alors on a décidé d'arrêter cette collaboration avec l'équipe et de nous séparer de djaz, le bassiste co-fondateur du groupe. Etant donné l'accueil du single, on se disait qu'il fallait continuer et avant tout retrouver le plaisir qu'on avait à jouer au début en partageant les mêmes motivations. On n'était plus que tous les deux et on réfléchissait à qui pourrait bien reprendre la basse à nos cotés. Dans notre entourage, il n'y avait qu'une personne qui pouvait correspondre tant au niveau technique qu'humain. Fred était guitariste et chanteur dans un groupe avec lequel on avait tourné : STS. Un type dont on admirait la virtuosité et le feeling lorsqu'on le voyait sur scène. Alors on a décroché le téléphone et on a croisé les doigts. On l'a appelé… Et puis le voilà à cette table... Finalement, il n'est pas si intrus que ça !

Le CD est en vente ?

tùco - Il a été en vente à la FNAC étoile pendant un mois. Mais ce n'était pas notre but avec ce disque-là. On ne cherchait pas un référencement sous une étiquette auto-produit à la FNAC. On n'est pas tellement dans le trip auto-production. Ca reste un objet de promotion et de démarchage. On voulait quelque chose de propre qui donne une bonne photographie du groupe et de son univers et voir ce qu'on pouvait faire avec nos contacts professionnels, et bien sûr, le public du groupe. Pour la FNAC, c'était une opportunité de jouer le show case et de ne vendre le disque que ce jour-là. On en a vendu une trentaine je crois, ce qui n'est pas si mal d'après les vendeurs… 

svin - En fait, on préférait ne les vendre que le jour du concert. Après, sans promo, ça ne valait pas le coup. Quand tu n'es plus sur les bornes d'écoutes ou en présentation, c'est fini.

tùco - Oui. Mais ce n'était pas notre objectif. Les groupes qui veulent à tout prix être référencés dépensent pas mal d'énergie pour au final vendre quelques dizaines de disques. On préfère nous concentrer sur la scène et le travail artistique en attendant une distribution digne de ce nom. 

Et maintenant, l'été étant passé, vous en êtes où ?

Eh bien ! La brouille avec l'équipe nous a mis un bon coup d'enclume. On a eu une petite vague de démotivation durant l'été. Puis le temps qu'on remette tout en place avec Fred, qu'on reprenne les répétitions, on a véritablement redémarré en septembre, sans manager, mais avec l'envie de mettre le feu aux poudres. 

svin - En fait, maintenant, tùco fait office de manager. C'est lui qui s'occupe de tout ce qui est relance, promo ; déjà parce qu'il a fait des études spécialisées dans l'industrie du disque. Il a appris à décrypter le milieu et a bossé en maison de disques… Et puis, il a plus de facilité que nous à s'exprimer !!! Faut le dire !

Donc vous avez repris les concerts véritablement en octobre ?

tùco - Oui, tranquillement, en sachant qu'au printemps on aura le Festival Musique sur Seine, le Chorus des Hauts-de-Seine, des grosses dates dont un Divan du Monde (le 19 février), et un Glazart. En avril on aura aussi le Nouveau Casino. On a donc commencé en se rodant avec des petites salles, des tremplins etc. On est donc actuellement dans une optique de rodage pour retrouver un plaisir à jouer que nous avions un peu perdu. On ne répète pas trop, on arrive sur scène détendus, on essaye de se faire plaisir avant tout. Ca le fait bien…

svin - Tout en restant sérieux !

tùco- Etant frère avec svin, ça fait plus de dix ans qu'on joue ensemble. On a répété quotidiennement, chez nous, pendant longtemps, désormais, on se repose plus sur l'émotion. Et c'est vrai que ça fait un moment qu'on fait tourner les morceaux ; on n'a plus vraiment de problèmes de mise en place. 


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Photos dans le froid : Lucie Lesvenan


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