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Le CaixaForum 
à Barcelone

Architecture industrielle et art contemporain

© Photos Noémie Giard : Le CaixaForum à Barcelone

Après les Subsistances lyonnaises, la Tate Modern londonienne ou le Capcmusée de Bordeaux, l’architecture industrielle fait une nouvelle fois la preuve de ses capacités à constituer un lieu d’accueil pour l’art contemporain. 

Au pied de la colline de Montjuich à Barcelone, une ancienne usine textile aujourd’hui réhabilitée réconcilie passé et présent, art et industrie, tout comme elle visait à réconcilier, dans la riche époque du modernisme architectural catalan, architecture et quotidien, industrie et bien-être. 

Inaugurée en 1913, réalisée par l’un des grands architectes de ce courant, Josep Puig i Cadafalch, l’usine Casaramona, du nom de son propriétaire qui meurt quelques mois après la mise en service, ne fonctionna en fait que jusqu’en 1920. Ce monument proposait pour la première fois à Barcelone une synthèse entre le travail ouvrier, les préoccupations sociales et hygiénistes de l’époque et les exigences artistiques d’une architecture d’avant-garde. Laissé à l’abandon jusqu’à la guerre civile, il sert ensuite d’écurie et de garage à la Police Nationale pendant de longues années, au cours desquelles il se détériore considérablement. 

Acheté en 1963 par le groupe financier « La Caixa », déclaré Monument Historique d’Intérêt National en 1976, le bâtiment n’est repris en main qu’en 1998, date à laquelle son destin est scellé : l’usine Casaramona abritera l’importante collection d’art contemporain acquise depuis les années 1980 par « La Caixa », collection qui, jusqu’à l’inauguration du CaixaForum en mars dernier, n’avait jamais été exposée dans son ensemble.

Rue intérieure de l'usine - Photo Noémie Giard

Toits de l'usine marqués par les voûtes catalanes - Photo Noémie Giard

Les grands espaces lumineux de la « fàbrica », conçus pour les machines textiles, offrent un lieu d’expression privilégié à cette collection. La technique architecturale des voûtes catalanes utilisée par Puig i Cadafalch rend en effet la toiture plus légère et permet de n’encombrer le sol que de quelques piliers métalliques très discrets. Dans les trois grandes salles d’atelier se côtoient ainsi en toute liberté des œuvres de Richard Long, Jannis Kounellis, Sigmar Polke, Joseph Beuys, Bruce Nauman, Antoni Tapies,Miquel Barcelo, Anselm Kiefer et de bien d’autres. 

La volonté clairement exprimée ici est d’inviter au dialogue, dialogue avec le public évidemment, mais aussi entre les œuvres elles-mêmes : « La collection ne constitue pas un recueil de noms d’artistes ni de mouvements esthétiques, mais bel et bien un ensemble unique d’œuvres qui, dans leur dialogue, reflètent l’évolution des dernières décennies, pas seulement sur le plan artistique, mais aussi en ce qui concerne la transformation du monde », explique la revue du CaixaForum dans son premier numéro. Un « laboratoire des arts », un auditorium, des salles de conférence et une médiathèque complètent le dispositif et insistent là encore sur la nécessité de l’échange et de la découverte. Le CaixaForum constitue ainsi à la fois un véritable espace de rencontre avec l’art contemporain et un centre culturel particulièrement riche et dynamique. Et l’architecture a joué un rôle décisif dans un processus qui, en moins de deux mois, a fait de cette usine désaffectée perdue dans le tissu urbain barcelonais, un des hauts lieux de la culture contemporaine.

 

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