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La tombée de la nuit avait également une signification
plus pratique dont nous nous étions guère souciés. Il nous fallait
un endroit où dormir… ! Or, le moyen le plus économique dans ces pays
restant encore le logement chez l’habitant, nous doutions de trouver
dans la rue ces dames accostant les touristes. Vous les verrez le
plus souvent à la sortie des gares ferroviaires ou au
sortir des stations de bus
apalguant tous les étrangers, leur proposant une « soba ». Mais en
cette heure tardive et surtout en cette période estivale, nos
chances étaient plutôt réduites ! Effectivement, personne en vue ;
surtout que nous ne savions pas vraiment où chercher, les derniers
trains ou bus étaient déjà arrivés… Office du tourisme officiel et
officieux fermés… Et le coût des seules chambres disponibles dans les hôtels
était trop élevé pour notre piti budget ;)
Heureusement, alors que nous demandions à tout hasard
dans une agence de consigne de bagages, la charmante jeune fille qui
y travaillait nous trouva une femme ayant encore une chambre libre.
Nous attendons alors notre hôte pendant près de 20 minutes… Enfin,
elle nous conduit dans sa maison sur les hauteurs de la ville. Et
pour le coup, ce fut vraiment à prendre au sens littéral : Dubrovnik
étant perchée à flancs de montagnes dominant l’Adriatique. Sa
topographie est très verticale. Déjà à Sarajevo, nous nous
étions habitués à ces rues assez raides avec peu de virages.
Mais, là, c’est quasi à la verticale ! Heureusement que nous avions
loué une voiture avec une bonne reprise car c’était une conduite
sportive. Bref, nous arrivons effectivement dans une bien belle
demeure surplombant la ville. Nous nous installons, prenons une
douche bien méritée, nous reposons rapidement sur le balcon et
réalisons qu’il est déjà temps de repartir si nous voulons manger un
morceau en ville. Nous décidons de partir à pied ; mais il s’agit de
bien retenir l’itinéraire car notre gîte est bien caché. Nous espérions trouver un petit restaurant sur la route menant à la
vieille ville. Mais là encore un oubli : nous n’avions que des
euros, qui ne seraient acceptés que dans les commerces de la
vieille ville… Après 15 bonnes minutes de marche, nous apercevons
les imposantes murailles de la Stari Grad, majestueuses...
Nous nous laissons tenter à prendre quelques photos, mais réalisons
qu'il est déjà tard, certains restaurants ne servent plus. Nous nous
posons finalement dans une basique pizzeria.
Après avoir
repris nos forces, nous entreprenons une petite
escale-photo dans la
Stari Grad qui s’était un peu vidée de ses touristes. Cette
partie intra-muros est complètement piétonne, seule une petite
partie de la vieille ville, dont la strata centrale, est à plat. Les
petites ruelles en escalier se faufilent entre les immeubles à la
pierre ocre… Les constructions sont tellement proches que les
habitants tendent des cordes d'une fenêtre à l'autre pour y étendre
leur linge, donnant un cachet particulier. Et
les nombreuses églises contribuent également
à la singuliarité de l'endroit.
Et puis Pat découvre cette petite porte donnant sur
l'extérieur des remparts, nous offrant l'Adriatique
qui reflétait la lune. Un endroit magique que l'on découvre souvent par hasard, par
curiosité en se baladant dans la vieille ville. On tombe sur cette
porte en traversant les remparts et on arrive sur une
plate forme aménagée pour la baignade. Enfin, en cette période
estivale, la terrasse de café avait été
réaménagée, à mon grand
désespoir... L'activité touristique avait vraiment envahi la ville,
On the road again...
Pour en
savoir plus sur l'histoire de la Croatie...
Elo'n'Pat
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