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L' investiture d'un
 immeuble Parisien 
par des poètes urbains.

 

Mr le baron Haussmann, dont il est fort possible d’admettre qu’il fut doté d’un sérieux sens de la projective, serait tout de même étonné de découvrir l’utilisation que font certains parisiens du 21e siècle des immeubles portant son nom.

En effet, il se trouve que celui situé 59, rue de Rivoli, dans le 1er arrondissement, est occupé par un collectif d’artistes fièrement autonomes.

Il ne s’agit pas d’un squat. Il conviendrait, enfin, de redéfinir le contenu de ce terme, tant il est chargé d’une teneur souvent négative. Pour mémoire: le pire de la grande époque punk et skinhead, les seringues utilisées à des fins strictement fonctionnelles, les expulsions manu militari, etc ...

Si l’immeuble haussmanien de la rue de Rivoli est effectivement un lieu habité par des personnes n’ayant ni les motivations ni le profil type de locataires conventionnels, ses occupants n’en méritent pas moins la plus grande considération. Car ce qu’ils tentent d’établir, de force, face au diktat de l’argent et dans le cadre de tolérance maximale défini par le pouvoir politique porte un nom : liberté. Et l’acception de ce mot, ici, ne comporte rien de galvaudé.

Remplaçons donc le terme squat par lieu de rencontres et de créativité collective ou par espace de liberté, au sens le plus fort de ces désignations.

Pour vérifier, comme je l’avance, l’exactitude de ces formules, il faut, évidemment, se rendre soi même sur place. Ce, pourquoi pas, comme je l’ai fait par un beau début d’après-midi printanier en semaine, en ayant le privilège de parcourir ce lieu d’expositions pour moi presque seul alors que les artistes et les visiteurs déjeunaient ou se réveillaient, encore ailleurs. A l’entrée de l’immeuble, se tiennent en permanence et en musique quelques membres du collectif qui accueillent les visiteurs. Leur " bonjour " empreint d’une volonté de dialogue et de transparence situé aux exactes antipodes de cette même formule de politesse utilisée par des commerçants aux seuils de leurs épiceries de tout ordre reflète l’exact état d’esprit des lieux.

Car, en attendant de faire la une de la presse people, les artistes résidants sont parfaitement disponibles pour discuter de leurs œuvres et de leur condition matérielle et existentielle.

Nous voici donc en bonne place.

L’ascenseur étant définitivement hors service au rez de chaussée, pour cause de reconversion en cabine muette ou sont éclairées au néon des radiographies, il faut donc emprunter l’escalier, lui aussi redéfini, pour accéder aux cinq étages ou sont réinvestis les anciens appartements en ateliers d’expositions appartenant aux différents créateurs.

Et ici, lecteur d' @xé libre ; permets-moi de te frustrer un peu en n’en disant pas d’avantage et ce, dans la meilleure perspective de stimuler ta curiosité.

Les photos numérisées ci-jointes sont quelques repères supplémentaires destinés à t’enthousiasmer définitivement pour faire ton propre voyage progressif dans ces lieux.

Un portrait individuel d’artistes résidants à ELECTRONS LIBRES, dûment sélectionné pour les internautes d’@xé libre, et par amour de la plus grande objectivité artistique car, disons-le, le meilleur côtoie souvent le plus discutable 1 au sein de ces espaces, se trouvera prochainement sur le site.

Thibaut Moinard

 

1: Défaut de jeunesse du principe ? Vive la prochaine révolution artistique, en ce cas !)

 

  • ELECTRONS LIBRES 59, rue de Rivoli 75001 Paris

  • IN FACT 51, rue de Châteaudun 75009 Paris

  • SUR VOLT 11, Notre Dame de Lorette 75009 Paris

  • GRANGES AUX BELLES 31, rue de la grange aux belles 75010 Paris

  Journal interne d’ELECTRONS LIBRES : Renaissance : 5 F, sur place.
       Contact : 06 62 56 32 40.

Electron libre 2 :  Anna Abe


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