Culture & identité : Focus Turquie
Vivre l’Europe
Le projet Digital Bridges jette des ponts entre des cultures, crée des liens et à une modeste échelle, fait l’Europe.
D
epuis juillet 2009, le projet « Digital Bridges » apporte sa contribution au dialogue entre pays européens et
Turquie dans le domaine culturel, avec l’ambitieux objectif de donner une dimension innovante à ce dialogue et permettre aux
sociétés civiles de ces pays de s’y investir.
L’Institut français d’Ankara, et les trois universités partenaires du projet que sont l’Ecole Supérieure de Journalisme de
Lille, l’Université turque d’Anadolu et l’Université roumaine de Bucarest, ont misé sur le journalisme en ligne pour permettre
au grand public de prendre part à cette coopération.
Plus de 70 étudiants en journalisme français, turcs et roumains ont produit et produiront des articles multimédias
concernant divers évènements culturels organisés en Turquie et en Europe, et publiés sur une plateforme numérique
(http://www.digitalbridges.eu). Le but : faire découvrir la production culturelle turque en Europe, et réciproquement.
Parmi les évènements culturels couverts figurent les activités organisées dans les trois capitales européennes de la
Culture 2010 – Istanbul, Essen et Pécs – et celles organisées dans le cadre de la Saison de la Turquie en France.
C’est pour la couverture de ce dernier événement que j’ai passé trois jours avec une étudiante turque et une étudiante
roumaine pour rendre compte, en tant que futures journalistes, de différents événements présentés à Paris.
La saison de la Turquie donne au gré de représentations, de conférences ou d’expositions l’occasion d’entrevoir les
liens forts entretenus entre la France et la Turquie depuis le XVIème siècle, et la richesse d’un pays situé au carrefour
de l’Occident et de l’Orient.
Il est question, dans plusieurs des événements présentés, de collaborations et d’échange. Que ce soit entre des artistes
de différentes nationalités créant ensemble un même spectacle ou au sein même de la culture turque qui puise une partie de son
patrimoine dans ses relations avec l’Occident.
Puis à cette riche expérience journalistique, s’ajoute l’expérience humaine. « Nous ne coalisons pas des États,
nous unissons des hommes » disait Jean Monnet au sujet de la construction européenne. Ici, au fur et à mesure de
représentations, d’interviews et d’écriture à six mains nous avons touché du doigt la réalité concrète de se sentir
profondément européen.
Hélène David