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PABLO GARGALLO Hôtel de la Monnaie 11 quai de Conti 75006 PARIS De 11 à 18 heures du mardi au dimanche.
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Dans le cadre de la manifestation Une année Catalane à Paris, des expositions consacrées à l’Espagne sont organisées sur trois sites différents. A la Bibliothèque Nationale, Antoni Tàpies est à l’honneur. Aux Galeries Nationales du Grand Palais, l’événement “ Paris Barcelone ” retrace les relations artistiques qui lièrent Paris à Barcelone de la fin du XIXème siècle à la guerre civile espagnole. L’hôtel de la Monnaie (11 quai de Conti, Paris 6ème) accueille quant à lui Pablo Gargallo jusqu’au 10 juin 2001.
Ce sculpteur né en 1881 en Aragon et décédé en 1934 près de Tarragone, rencontre Picasso vers 1900. En 1903, il se rend à Paris où il découvre le cubisme qui le marque profondément et fréquente Max Jacob, Manolo et toujours Picasso dont il fera, en 1913, un étonnant masque en bronze. Il a produit une œuvre originale dans laquelle dès 1911, il traduit le concave par le convexe, le fermé par l’ouvert, le palpable par le suggéré. Pablo Gargallo fut un des premiers sculpteurs avec Julio Gonzalez à utiliser le fer forgé, maîtrisant si bien sa technique qu’à la fin de sa vie, il n’avait même plus besoin de recourir à la soudure. Il exécute des masques, des personnages en cuivre découpé et repoussé avec des fils et des rubans métalliques particulièrement bien mis en valeur dans l’exposition grâce à un éclairage intelligent et sensible jouant sur les ombres et les reflets. Ainsi les trois visages de Greta Garbo exposés dans la première salle et réunis exceptionnellement pour la première fois à l’Hôtel de la Monnaie offrent-ils une élégance et une légèreté rarement atteinte. Gargallo y donne le volume par le vide. Il a décidé de ne pas sculpter les joues, ni le front, se consacrant habilement aux yeux, à la bouche et aux cheveux de l’actrice créant le plein et le relief par ces seuls attributs. L’exposition qui commence sur les dernières œuvres de Gargallo pour s’achever sur ses premières créations montre l’évolution de ses recherches artistiques. Gargallo est capable de tout. Dans sa jeunesse, il a fait des œuvres comparables à celles de Rodin, des bustes de femmes robustes et pleins taillés à même la pierre. Il a aussi réalisé quelques dessins qui permettent de comprendre sa façon de procéder. Mais ses sculptures les plus intéressantes demeurent celles en fer qui ont certainement influencés, parmi d’autres, les recherches de son compatriote Miguel Berrocal. |
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