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“ Pirates ! ” Et pourquoi pas “ À l’abordage ! ”. Après avoir frappé fort l’an dernier avec Tintin, le musée national de la Marine réitère et présente depuis le 16 janvier une nouvelle expo “ coup de jeune ” sur les flibustiers, forbans et autres corsaires. Une occasion de dépoussiérer les maquettes du bon vieux palais de Chaillot et d’offrir un bol d’air frais au lieu.
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Venue de Bretagne où elle s’est tenue cet été à l’Abbaye de Daoulas, l’exposition imaginée par Michel Le Bris (organisateur aussi des Étonnants voyageurs de Saint-Malo) a eu le droit à une nouvelle scénographie pour son arrivée dans la capitale. Aller un peu plus loin que le mythe et creuser au-delà de la légende pour comprendre les enjeux politiques et économiques de la piraterie dans les Antilles entre le 16e et le 18e siècle,, voici l’un des propos de cette expo qui, par ailleurs, accorde une large place à la vie si particulière de ces bandits des mers.
Les enfants sont loin d’être les seuls à trouver leur compte d’aventure, de mystère et de fascination, on est soi-même, adulte, séduit par cet univers pirate où se mêlent codes de conduite, moyens d’action et contexte historique. Il faut avouer que l’époque est tourmentée : après la découverte de l’
Amérique, alors qu’ Espagnols et Portugais cherchent à se partager les trésors du Nouveau Monde, les autres Européens comptent bien aussi profiter de ces richesses. Des bandes de pirates se précipitent alors vers les Antilles pour arraisonner les galions espagnols, et les corsaires, soutenus et armés par leurs souverains, font de même. Informé de ce contexte dès l’entrée, le visiteur traverse ensuite plusieurs ambiances
: le bureau d’un corsaire anglais, la jungle antillaise et parvient sur un pont de navire. Les plus grands lisent les cartels explicatifs tandis que les plus petits testent des pastilles odorantes, observent une maquette de galion ou un sabre tranchant ou encore se plantent devant l’écran sur lequel est projetée une séquence de film Capitain Blood (1935), chacun trouvant là de quoi s’instruire à sa mesure. De plus, l’idée de la filmographie et de la
bibliothèque d’ouvrages sur les forbans complète plutôt bien le tour d’horizon. Peu de chose à redire donc sur cette exposition bien montée trouvant vraiment sa place dans ce musée. Seul reproche : victime de son succès, les espaces de visite de l’expo deviennent trop exigus et les éclairages mal étudiés dès que le monde afflue et que l’on est 15 autour d’une toile ou d’une vitre !
Un bon conseil de flibustier, évitez d’aborder un samedi ou un dimanche après-midi.
Stéphanie Redoulès
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