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A
propos de Duchamp, la clef de voûte de l’art moderne, un certain urinoir signé
« R.MUTT 1917 » détourné de sa fonction pratique et proposé
comme objet de réflexion esthétique et artistique est exposé en ce moment
dans les collections permanentes du centre Georges Pompidou.
Ce
modeste avant propos vous aura probablement fait comprendre pourquoi l’auteur
de ces lignes ne souhaite que vous ne comptiez que sur vous même pour découvrir
l’exposition « le temps, vite ! » sise à Beaubourg du
13 janvier au 17 avril 2000.
Toutefois,
un peu de magnanimité pour vous, amis internautes qui nous faites l’honneur
et le plaisir de vous connecter sur @xé libre.
Je
vais donc vous proposer un avant parcours sous la forme virtuelle, pourquoi pas,
d’un électron libre ayant décidé de graviter autour des centres
d’intérêts qui le marquèrent le plus au cours de sa première approche.
Au
fil du remarquable parcours labyrinthique scindé en 12 étapes qui composent
l’exposition, il vous est possible d’avoir une aperception vertigineuse de
la distanciation séparant le micro du macrocosme (et vice-versa) par le biais
d’un film projeté à même le sol. Pour vous ressaisir de cette appréhension
particulière de la nature, une pièce sombre dont les pans muraux
portent des jeux de miroirs intéressants
vous accueille et un écrivain ou un poète, parfois fort célèbre
(Robbe-Grillet, Tahar Ben Jelloun…) fait la lecture en direct d’un texte
littéraire.
Une
formule 1 de chez Ferrari (anachronisme spatio-temporel ?), des logiciels
interactifs d’évaluation rythmique, des appareils se servant (réellement)
d’électrons pour mesurer le temps et de nombreuses autres découvertes
plaisantes ou discutables, au sens de la critique objective du terme bien sûr,
vous permettrons compte tenu de la densité des objets exposés de vivre aisément
vous même votre propre exposition.
Thibaut
Moinard
« Le
temps, vite »
Centre GEORGES POMPIDOU
Galerie 1
Du
13/01/00 au 17/04/00

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