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Exposition

Massimo Campigli

(1895 – 1971)

Mona Bismarck Fondation
34, avenue de New York, 75116 Paris



Du 5 septembre au 13 octobre, Mona Bismarck Fondation accueille trente six toiles et sept mosaïques de Massimo Campigli. Ainsi, l’élégance de l’hôtel particulier très parisien s’offre-t-elle à la beauté douce et raffinée des œuvres de l’un des derniers avant-gardistes italiens.


Les débuts artistiques de Massimo Campigli (de 1919 à 1927, alors qu’il est correspondant du Corriere Sera à Paris) manifestent déjà ce que deviendra une obsession thématique de son œuvre, la présence féminine. La découverte de l’art étrusque qu’il fait à son retour en Italie en 1928 et la vogue du muralisme qui se répand dans les Amériques des années trente, le dirigent sur une voie tout à fait particulière qu’il va suivre pendant les vingt années à venir. Ses œuvres ressemblent désormais à des fresques, du point de vue technique, thématique et  compositionnel. Sur un fond qui prend les apparences d'un mur, Massimo Campigli peint des visages délicats et des silhouettes mélancoliques féminins. Seules, en paire ou en groupe, ses femmes portent la marque de la rêverie et de la nostalgie que le vocabulaire pictural de l’artiste accentue par ses tons pastels de blanc cassé, jaune, bleu pâle, rouge terre cuite. En même temps, le travail sur l’ornement au niveau du fond donne un sens d’équilibre et d’harmonie à ses tableaux (huile sur toile), touchés inévitablement par le cubisme. L’exposition actuelle rend compte aussi de l’attachement de Massimo Campigli à l’art du portrait et en particulier, à la représentation en médaillon. Après la Deuxième Guerre mondiale, le peintre italien s’installe en France, d’abord à Paris, rue Delambre, et ensuite à Saint Tropez. Son œuvre subit un changement en s’ouvrant à l’influence des arts primitifs. Des détails ornementaux, provenant de l’art des aborigènes d’Australie, envahissent alors la partie figurative de ses tableaux en la transformant en un ensemble de figurines, d’idoles.

La dernière exposition de Massimo Campigli en France date de 1971, l’année de sa disparition. Depuis, l’oubli regagne petit à petit l’œuvre de cet artiste, célèbre de son vivant. L’exposition organisée par Mona Bismarck Fondation représente ainsi une découverte pour les amateurs d’art de l’entre-deux guerres, tandis que les connaisseurs y retrouveront sans doute des belles échantillons de l’œuvre du peintre italien et contempleront les originaux de ses mosaïques, exposées pour la première fois.
Dessislava Yougova
Septembre 2001

 


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