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Exposition,
organisée dans le cadre de la
3e Rencontre Photographique du 18e arrondissement.
Après
Fellbach (Allemagne) et Limoges, Fondements
arrive à Paris. A partir du 5 novembre les photos seront exposées
sur deux sites, l’Espace Mise-Au-Point
et la Galerie Autres Regards.
Du
5 au 29 novembre 2001 |
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De
nationalité américaine, Frances Dal Chele vit et travaille à Paris
depuis 1978. Mais Paris n’est qu’un point de départ pour son regard
– voyageur qui l’amène au-delà des frontières politiques et
culturelles. Photographe indépendante, elle s’engage à travers le
reportage dans une réflexion visuelle sur les problèmes des minorités.
Mais les photos « sociales » témoignent autant du regard
lucide de la photographe que de la force expressive de son style. C’est
le cas de la série Vies
silencieuses, composée des photos, prises en 1991 et 1993 lors de ses
séjours chez les Touaregs du Hoggar, qui marie le documentaire avec la
sérénité de l’approche esthétisant. Parallèlement au travail de
reportage, la photographe développe une réflexion esthétique sur l’ambiguïté
de la vie et la part de l’invisible dans la nature humaine. Le visage
est son domaine préféré. Les portraits féminins en noir et blanc de la
série Archaeus, exposés en
1996 chez N.C.E. Galerie à Paris, révèlent une maîtrise parfaite de
cette forme d’expression artistique. Les visages, mis en flou sur le
fond noir, suggèrent ainsi l’ambivalence de la réalité physique et
psychique. Le dernier travail de Frances Dal Chele, Fondements,
inauguré le 10 mais 2001 à Fellbach, est consacré aux problèmes de l’intégration
et du métissage en France. Ses photos en couleurs de couples mixtes
invitent le regard à faire le geste fondamental de l’existence -
accepter le visage de l’autre. De l’optimisme serein dans un monde de
tensions et de différences.
Dessislava
Yougova |