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Lamia Ziadé est une artiste
libanaise qui a un bel avenir devant elle. Sa deuxième exposition
est un délice pour les yeux. Toute l'atmosphère Orientale s'est
emparée de l'espace de la galerie Kamel Mennour. Le visiteur devient
un voyeur parmi tant d'autres.
Une expédition savoureuse à découvrir d'urgence.
Quand on pousse la porte, il faut oublier la galerie. De
toute façon, on n'a pas le choix. La poupée d'une femme écartant les
jambes et laissant apparaître son sexe nous guette. Semblable à un
coussin, ses chaussures argentées sont un clin d'œil kitsch et pop.
Lamia Ziadé apparaît comme une petite fée qui nous invite chez elle,
dans son boudoir. Un canapé aux impressions et aux soieries des pays
orientaux ornent la pièce. Puis, elle déballe ses artifices féminins
dans un coin : rouge à lèvre, cigarettes et bibelots. On se sent
vraiment comme chez nous mais mieux encore, le lieu nous envoûte.
Les œuvres de taille moyenne offrent la vision d'une femme qui
profite de son moment intime. L'ensemble est réalisé avec simplicité
et douceur.
Sans doute que cela est dû à l'utilisation de matières connues comme
du tissu ou autres, collées et découpées, pour créer une scène
atypique.
Ce mélange de textures et de dessin confère à donner une dimension
tactile à son œuvre. La composition diffère, la femme nous regarde
ou se détourne. Chaque fois, elle incite à la désirer d'une certaine
manière.
Un jeu, sexy et badin s'opère et nous piège. Les couleurs
contrastées et clinquantes symbolisent la modernité de la peinture
contemporaine.
Un véritable souci de vivre avec son temps est visible, la figure
féminine est une offrande aux milles plaisirs. Un petit nectar sucré
à dévorer. Un appât sexuel à convoiter. Une friandise qu'on est
heureux d'avoir trouvée !
Juliette Couderc
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