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MICHAEL ACKERMAN


A LA GALERIE VUE
2, rue Jules Coussin, Paris, 4e

Jusqu'au 8 septembre

M° Sully-Morland ou Bastille

Paradoxalement, la lumière nous plonge dans les ténèbres. La lueur des visages moribonds n’offre guère d’issue à l’obscurité menaçante. La nuit devient l’alibi d’un voyeurisme tacite. Dissimulations, perceptions, déformations.

Le flou suggère l’instant d’avant et celui qui va suivre ; un flou qui dynamise en même qu’il perturbe, l’ambivalence du flou figé, un instant qui dure, un malaise qui s’éternise, et s’immobilise dans une image qui appelle son contexte ; une image tirée d’une histoire bloquée qui n’aurait ni commencement ni fin.

Ces personnages sont comme des spectres qui flottent, des corps sans formes, dont les visages fuient hors du champs, hors du cadre.

Et le photographe ? Qui est-il ? Puisse-t-il être un homme parmi ces entités ? Ou bien est-il un des leurs, un fantôme, une sorte d’ « highlander » qui se fait connaître de ses semblables  pour mieux capturer leurs images.

Là, au point de rencontre entre intention et inattention le rideau se referme sur un monde troublant mais fascinant.

Mickaël Ackerman joue de cette confusion et nous laisse seul, face à des images dans lesquelles s’émissent nos propres représentations. Devant ses photos, nous sommes spectateurs de nos propres angoisses.

Lucie Bruley


PARTENARIAT

IMAGES ALEATOIRES

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