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Edward Barrow

entre pop et folk

Edward Barrow n’est pas du genre à attendre que ça se passe. Il est un passionné qui se donne les moyens de ses ambitions. Auteur, compositeur, interprète, musicien, il signe à 34 ans un premier album pop/folk au titre enthousiaste de « Life is beautiful ». Pourtant les chansons qui composent cet opus sont essentiellement des ballades. Rythme lent, voix velours et lancinante, dès la première écoute, on se laisse voguer au spleen. Physique rassurant, sourire généreux, chemise à carreaux, le chanteur ne se satisfait nullement dans le rôle du gendre idéal. Il offre une palette complexe comprenant une part sombre et mélancolique.
Rencontre surprise avec un artiste dont on entendra forcement parler ces prochaines années.

 

Parlez-nous de votre nouvel album Life is beautiful

Il a une teinte plutôt pop/folk et à l'image de la musique que je compose depuis dès années, il y règne une douce mélancolie. Mais pas seulement, c'est un disque que je voulais entre l'ombre et la lumière d'où le titre « Life is beautiful ». Dans cette idée d'ombre et de lumière, il y a à la fois des chansons qui parlent d'amours perdus, de la solitude et du manque (What can I do – An old woman – The runner) mais aussi d'autres qui parlent de moments de bonheur et de l'amour présent (Life is Beautiful – Coney Island). Et enfin, la chanson qui clôture l'album est la plus optimiste que je n'ai jamais écrite (Gold and Love), elle dit que le bonheur est possible ! Cette lumière est aussi apportée par la photo de la pochette qui ne m'évoque que des choses joyeuses. J'attache énormément d'importance aux visuels qui accompagnent les albums, pour moi ils font parti intégrant de l'atmosphère d'un disque.

Vous êtes auteur, compositeur, interprète, musicien : pas trop difficile d’endosser sur vos épaules tous ces rôles ?

Non. C'est génial de penser qu'on peut tout faire soit même, que même si on se retrouve seul on peut continuer à écrire, enregistrer, jouer... Le risque est peut-être de s'enfermer et de ne pas s'autoriser à collaborer avec d'autres musiciens. Pour ma part, je joue le plus souvent sur scène avec un groupe, chacun amène ses gouts, ses influences, sa pâte et ça ne peut qu'enrichir ma musique. Pour mon prochain disque, j'ai décidé de travailler avec les musiciens qui m'entourent sur scène.

L’écriture est-elle pour vous une forme de thérapie ?

Ce serait trop simple si l'écriture était une thérapie ! Je pense que si j'étais vraiment mal, le simple fait d'écrire ou d'interpréter mes chansons n'y changeraient rien. En revanche tout ça me procure énormément de plaisir et ça peut peut-être parfois faire office d'un petit pansement...

L’adjectif mélancolique revient beaucoup dans votre bouche ou sur votre site internet. Vous vous considérez comme un artiste mélancolique ?

Je ne sais pas si je me considère comme un artiste mélancolique, ce serait un peu réducteur mais c'est vrai que chacune de mes chansons portent en elles ce sentiment. Un jour on m'a dit quelque chose d'assez juste : « écouter ta musique, c’est comme regarder un vieil album photo, ce sont la plus part du temps des arrêts sur image de moments heureux mais qui te plongent dans une douce nostalgie. » Dans la vie je ne suis pas du tout mélancolique et encore moins nostalgique mais quand j'écris, sans que je contrôle quoi que ce soit, c'est là !

Quel est le nom du petit instrument que vous jouez sur scène ?

C'est une autoharpe ! J'ai découvert cet instrument sur internet en tombant par hasard sur une vidéo de June Carter qui en jouait dans les années soixante ! J'ai tout de suite su qu'il m'en fallait une ! Comme je n'en trouvais pas sur Paris j'ai profité d'un passage à Londres pour aller en acheter une dans une petite boutique d'instruments folk. Je ne l'avais pas encore au moment de l'enregistrement de l'album mais elle m'accompagne maintenant tout le temps sur scène et elle sera surement sur mon prochain disque.

Le son comme le visuel de votre album sonnent très américain ? Un hommage aux States « Life is beautiful » ?

La encore, je ne commande rien, je n'ai a priori aucun attachement particulier pour la culture américaine mais forcément comme beaucoup de monde j'ai baigné dedans depuis toujours par le cinéma, la musique, la mode etc... La musique que j'aime est anglo-saxonne donc ça influence forcément mon travail. Après, j'adore la ville de New York, j'aime y passer du temps… Pour ce qui est de la pochette, c'est différent, c'est une photo que j'ai prise lors d'un voyage au Québec. Elle illustrait parfaitement l’atmosphère de l’album.

Vous enchainez les concerts. Vous aimez la scène ou c’est un passage obligé pour défendre votre dernier opus et mieux vous faire connaître ?

J'adore la scène et c'est effectivement le meilleur endroit pour défendre sa musique et se faire découvrir ! Je fais régulièrement des concerts en appartement. De nombreux groupes « émergeants » en font. C'est un super moyen de faire découvrir sa musique et de rencontrer des gens. En janvier dernier, l’un de mes concerts a été filmé par Grosse Caisse TV (www.grosse-caisse.com) et diffusé en direct sur internet. Ca nous a permis d'être vu par environ 200 personnes à travers le monde ce soir là !

Avez-vous le trac sur scène ?

J'ai le trac avant les balances car je suis un angoissé des problèmes techniques. Après ça va. Je l'ai encore un peu juste avant de monter sur scène mais quand le concert démarre ça disparaît !

Internet est-il le meilleur support pour diffuser sa musique ?

Internet est un super outil pour se faire connaître, diffuser sa musique, ses vidéos. Faire de la promo autour des concerts et autres évènements. Vendre ses albums aussi. Mais bon, nous sommes très nombreux comme artistes sur la toile donc le problème reste le même que dans la vraie vie quant à se démarquer et essayer de sortir du lot. Maintenant j'ai vraiment un problème avec la gratuité de la musique sur internet. Certes on peut gagner sa vie en faisant des concerts mais quand on travaille dur en studio pour faire le plus beau disque possible on n’a pas envie après que tout le monde le télécharge gratuitement. Je ne sais pas quel système il faudrait adopter mais ce serait bien de le trouver avant que tous les petits labels ferment leurs portes.

Quels sont vos projets à venir ?

Des concerts, des concerts et encore des concerts ! Et l'enregistrement d'un nouvel EP (mini album) en juin si tout va bien...

 

Propos reccueillis par Steve Catieau
Le 31 mars 2011


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L’album « Life is beautiful » est disponible sur le site d’Edward Barrow (www.edwardbarrow-music.com) et sur toutes les plateformes de téléchargement légal.

Prochains concerts :
19 avril au théâtre de Ménilmontant
15 Rue du Retrait - Paris 20
Info et réservations 01 46 36 98 60
www.menilmontant.info

30 avril à La Loge
77 rue de Charonne - Paris 11
Info et réservations 01 40 09 70 40
www.lalogeparis.fr

11 mai en session acoustique sur Planète Claire / Aligre 93.1 FM
www.planet-claire.org


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