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On l'ouvre comme une bédé pour le lire avec les oreilles. " Un pour tous… chacun MA gueule ! " est le quatrième album studio de Marcel et son orchestre. Première image, celle d'une photo de mariage qui ouvre le livret. Le bassiste porte la meringue pour épouser le guitariste. Clin d'oeil ou pas, le fait est que l'histoire du groupe est aussi celle d'une union pour la déconne et la musique, le mariage d'Edika et d'Alice Cooper !
 

 


Un mariage ou plutôt un métissage consommé depuis longtemps sur scène, époque Mano Negra, l'une des premières-premières surprise-parties du groupe. 
C'était le début des années 90 et depuis, les nordistes ont repris le flambeau de l'alternatif pur et dur. Derrière la franche rigolade, le discours et l'attitude prennent encore plus de poids. Considéré comme une valeur sûre pour remplir et retourner une salle de concert, le groupe s'est appliqué à soigner son retour dans les bacs des disquaires.
Première étape avant de reprendre la route pour défendre les dernières planches de leur leur comics sonore. Rencontre à Montpellier avec Franck, chanteur et neurone à crête, et Tibal, sax et neurone à couettes, pour la quatrième date depuis la reprise.

« Marcel n'a pas commencé sur des bases musicales, raconte Franck. Le nom était là bien avant, pour signer des attentats fantaisistes ou lutter contre les moquettes murales ! Aujourd'hui on est en deal avec une association de défense des gens qui habitent sur la pliure du plan ! La Mano Negra c'était l'une de nos premières-premières parties et on est les enfants de cette époque. On était gamins et ouverts sur Bob Marley, Féla, les Clash, le raï... Paris s'appelait alors " capitale de la sono mondiale ". Aujourd'hui les choses se sont affreusement recentrées. Y'a toujours la suprématie anglo-saxone et on oublie plus facilement la musique africaine ou d'amérique latine. Nous on aime cette démarche de " Citoyens du monde " pour se dire que ce qui existe en cuisine peut être fait en musique. Donc on n'hésite pas à mélanger les ingrédients ! »

Drôle de tambouille où ils n'ont pas lésiné sur les épices, Marcel s'est payé un orchestre pour l'enregistrement de cet album, se lâchant dans le studio comme dans une cour de récré. Testant toutes les pédales, tous les effets et toutes les bidouilles possibles. 

« On a surtout pris notre temps et les moyens adéquats, confie le chanteur. Il existait encore à l'époque ce système que l'on appelait l'intermittence, c'est déjà loin… On voulait vraiment passer du temps à enregistrer et à oublier la scène. On a souvent entendu dire que nos disques étaient moins convaincants que nos concerts, on est d'accord mais il faut savoir que les premiers albums, c'était neuf jours de studio pour quatorze titres, mix compris. On voulait vraiment s'essayer à cet exercice du studio en oubliant la scène. On l'a donc fait décomplexés, sans se poser la question de savoir comment on le traduirait en concert. Sinon il nous faudrait des joueurs de cythares, plus de percus, de DJ, de pianistes, de cuivres et de chanteurs ! On en revient encore à la cuisine où tu ne fais pas la même recette si tu as vingt minutes ou cinq heures devant toi avec la possibilité d'acheter tous les ingrédients que tu veux. » 

La recette heavy-groovy-youpi qui a fait la réputation du groupe est toujours là, mais " Petite culotte " " Baisse la tête " " Ma copine Cathy " ou " La voix d'Alice " cohabitent désormais avec des morceaux plus posés : " Soleil dans les bouchons " ; " Angélique " ; " Dédé ".

« Le plan, c'était de ne plus se dire : ça doit absolument passer à l'énergie, explique Franck. Je ne sais pas si c'est un virage mais on s'est dit : faisons ce que l'on a envie de faire sans se préoccuper de comment cela va être reçu. »

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Photos : Greg Carmen


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