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Ce
qui constitue l’un des principaux attraits de Sayag Jazz Machine sur scène
est sans doute son utilisation très précise de la vidéo. Les recettes
de Laurent, le VJ (video-jockey) de Sayag.
@xé
libre - Quelle est la formation initiale du groupe ?
Alex
Georges Duval - Au
début, le groupe était composé essentiellement des machines, c’est à
dire : Christophe pour la programmation musicale, Vincent aux interludes et
moi-même à la vidéo. L'association de la musique et des images
orientait la création. C’était notre concept de base.
Ce travail s’opérait d’abord à l’aide des machines, les
instruments sont venus ensuite.
Comment
te situes- tu, comme VJ, dans le processus de création ?
Christophe propose des musiques
auxquelles s’ajoutent par la suite
la vidéo. Ceci implique de retravailler les images au plus près pour les
faire coller à la musique. Il se trouve d’ailleurs que l’on fait
partie des rares groupes en France qui travaille en vue de faire des
"synchrosons". Mais notre manière de travailler évolue puisque l’on
envisage maintenant de prendre comme point de départ de nos morceaux des
supports vidéo-audio. Il s'agirait donc de travailler à partir d’images
et de sons réels à la manière de Coldcut.
Enfin,
quelque soit la méthode employée, on fonctionne en interaction avec
Christophe dans la mesure où il participe à la création du support image
au même titre que je l’aide à composer le son.
Comment
envisages- tu cette interaction au sein de la prestation que vous proposez ?
Au
final ce qui importe c’est que le son et l’image soient synchronisés.
Cela donnera vraiment un univers particulier. Le son sans
l’image a son intérêt mais
se sera différent, il y aura une autre perception. Quand les deux sont réunis,
il y a vraiment un concept. Dans la mesure où l’image fait corps avec la
musique de Christophe sur laquelle se posent les instruments acoustiques
et les scratches, on tient là un ensemble.
Quelle
est votre manière d’envisager la scène ?
En
fait, ce que l’on propose en live évolue tout le temps. Nos structures
actuellement sont assez carrées mais on a envie de se tourner vers
quelque chose de plus interactif. Notre but est d’aller vers toujours
plus de synchronisme comme on le fait déjà sur scène où les scratches
se collent sur des images bien précises, mais aussi de donner de plus en plus de
cohérence au sextet. Enfin, les images constituent une part importante de
ce que l’on propose en live. C’est la part ludique qui crée un
contrepoint avec les machines et qui forme un univers autour de la
musique.
Propos
recueillis par Alex Georges Duval
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